Quand tu regardes des animés, c’est forcément parce que tu es un passionné, un accro ou un otaku. Je dirais que je m’y connais moyennement, bien que depuis plus de 20 ans, mes yeux n’ont cessé de s’écarquiller à la vue de ces personnages aux cheveux colorés et aux supers pouvoirs hallucinants.

Alors oui, j’aime les animés et non, ce n’est pas un signe d’immaturité. Voici même ceux qui m’ont appris pas mal de choses dans la vie !

Fantaisies et frénésies puériles

À vrai dire, j’ai pratiquement grandi en vénérant des dessins animés français, américains et japonais. En 1998, alors que j’étais en primaire, moi et les enfants de mon école étions tout excités à l’idée de rentrer le soir pour nous coller devant la télé pendant des heures.

Habituée à l’univers des Looney Tunes et de ses bestioles loufoques et bavardes, à celui de Disney avec ses princesses, et habituée à suivre les aventures de Tintin et Milou, j’ai bien remarqué la différence avec le monde des animés.

Un coup de KAMEHAMEHA et v'là un Daffy Duck grillé et une Blanche Neige fondue
Un coup de KAMEHAMEHA et v’là un Daffy Duck grillé et une Blanche Neige fondue

À l’époque, avec Dragon Ball Z par exemple, le graphisme des personnages et des paysages suffisait déjà à m’émerveiller. J’avoue que le choc des combats m’intéressait plus que les conversations, sans doute parce que j’y accordais plus d’importance par rapport aux dialogues. D’ailleurs, ce qui m’intéresse le plus dans les animés, ce sont surtout les combats épiques et l’utilisation stylée des pouvoirs.

Plus tard, en grandissant, j’ai commencé à faire attention à l’histoire des animés en général, aux expressions les plus utilisées, aux gros mots japonais, d’autant plus que les versions en vostfr s’introduisaient déjà petit à petit dans les chaînes locales.

Naruto tisse des liens, moi je tisse les fils de ma passion

Au début, ces animés en version originale me dérangeaient un peu avec les traits atypiques de la langue japonaise. Déjà qu’avec certaines complexités de la langue française et des autres langues étrangères qu’on devait se taper à l’école, c’était pas ça…

En 2008, avec Naruto, j’avais dépassé le stade de simple consommatrice d’images, car cet animé m’a fait ressentir presque toutes les sensations possibles.

Mais, au fait, c'est quoi la différence entre le chinois et le japonais ?
Mais, au fait, c’est quoi la différence entre le chinois et le japonais ?

Pendant toute l’histoire, depuis l’enfance de Naruto jusqu’à l’atteinte de ses objectifs, j’ai eu l’impression d’avoir pris de la maturité, autant que ce gringalet de genin. En plus, maintenant, je suis plus habituée aux animés en vostfr, et bizarrement, ceux en version française me semblent moins émouvants.

Aujourd’hui, il m’arrive encore de revisionner des épisodes de Naruto Shippûden que j’ai déjà vus il y a bien longtemps. C’est dire que je n’arrive pas à me détacher du monde shinobi. Des fois, dans ma tête, je me crée des scènes supplémentaires qui m’émeuvent, c’est dingue !

De Naruto shippuden à Boruto, quelle émotion !
De Naruto shippuden à Boruto, quelle émotion !

Avec Boruto, mon enthousiasme a légèrement faibli en raison de cet héritage de paix et de monotonie qu’ont laissé les vaillants ninjas de la dernière grande guerre. Toutefois, je garde espoir que l’histoire évolue, et d’ailleurs, ça a déjà pris une tournure assez intéressante.

Tout vient à point à qui sait attendre

Avec les nouveaux épisodes d’animés qui sortent toutes les semaines, Boruto y compris, j’ai comme l’impression que je me détache peu à peu de cet univers. À mesure que je rate un épisode, j’y pense de moins en moins, mais, paradoxalement, j’espère toujours avoir du temps pour en regarder encore plus.

En revanche, avec One Piece, un autre animé que je trouve sensationnel, c’est plus facile de suivre le déroulé de l’histoire même en manquant quelques épisodes. Merci à ses batailles qui s’éternisent !

Pour moi, ça le rend encore plus spectaculaire et depuis ses débuts, il y a des années, je sens nettement l’évolution des pouvoirs et des styles de combats.

L'équipage du chapeau de paille
L’équipage du chapeau de paille

Un autre petit bémol dans cette passion pour les animés : c’est l’attente des saisons qui ne sortent que chaque année tout au plus vite. Quand j’ai regardé Shingenki no Kyojin pour la toute première fois, j’ai tout de suite adoré la première saison. J’ai presque déprimé quand on a annoncé que les prochaines saisons ne sortiront que dans plusieurs années. Au final, cette attente a rendu encore plus croustillant chaque épisode et m’a permis de gagner en patience.

Je vais exterminer tous ces titans jusqu'au dernier !
Je vais exterminer tous ces titans jusqu’au dernier !

Pour ma part, il y a du bon et du mauvais dans les animés. Mais il est vrai qu’il faut avoir la pleine conscience de cette distinction afin de ne pas devenir une déviante au quotidien.

Maintenant que je n’ai plus assez de temps pour regarder des animés, ça m’attriste au plus haut point. Mais quand je pense à Naruto et à sa détermination, à cette tête de mule de Luffy, ainsi qu’à Eren et sa rage d’exterminer les Titans, j’apprends à être aussi motivée qu’eux, dans le bon sens. Et ça a l’air de marcher !

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