Les fleurs survivent, les animaux sont libres, les véhicules se garent et les monstres se reposent. Tout ça est le début de la journée de ce rêveur qui se nommait tout seul « Petit Ecrivain ».

Il est petit parmi les créatures, mais possède grand comme son créateur. Il paraît magnifique et calme à l’extérieur, mais souffre d’une forte douleur à l’intérieur, tout comme sa ville.

Chaque matin, il se réveille très tôt pour admirer son innocente ville, il s’assoit sur son divan, il respire profondément et il médite. Il prépare son café, pourtant il ne le boit jamais.

Ensuite il se demande toujours : « Pourquoi la ville est si bien mais pleine de méchanceté ?
Bien qu’elle soit si riche, elle est pleine de pauvreté. Innocente, mais pleine de culpabilité.
Elle est si brillante mais pleine d’échec ».

Il décidait dans ce cas de redescendre sur terre et faire face à la réalité. Les monstres qui se reposaient, se sont enfin réveillés. Ils sont si beaux et si sages en marchant seul dans la rue.

D’autres sont heureux, d’autres ne le sont pas. D’autres se haïssent, d’autres s’aiment. Ils désirent et s’entretuent tous pour la même chose, « L’argent ». Petit écrivain donc a conclu qu’ils soient peut-être innocents comme la ville mais c’est l’argent qui est le monstre.

Il rentrait enfin chez lui, il préparait son café, et il le buvait enfin. Il s’était dit alors qu’il arrêtera de se soucier de sa ville et de ses habitants. Car s’il pourrait vaincre le monstre, le reste le pourrait aussi. Et la ville, ce sont ses habitants, et les habitants c’est lui. Et s’il trouve que les habitants sont magnifiques, la ville est aussi si magnifique.

Il a donc changé d’habitude. Il poursuivait le vrai monstre, l’invention effrayante qui, est responsable de tous ses problèmes, lui a aveuglé, et lui faisait culpabiliser des innocents.

Enfin, il s’est rendu compte que la beauté est le remède de nos soucis. Elle échoue des fois car elle est juste et innocente. Elle nous fait chavirer et nous inspire. Elle nous donne plus d’espoir et une joie de vivre. C’est pour cela que Petit Ecrivain aimait Tanà. Car malgré tous ses batails, elle lui murmure de ne jamais baisser les bras. Oh la beauté de Tanà !

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