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Depuis 1937 (année de réalisation du premier film malagasy) jusqu’à la fin des années 80, Madagascar a pu offrir à ces générations une culture cinématographique assez élevée si l’on ne se réfère qu’au fonctionnement de plusieurs salles de cinéma de l’époque dans diverses grandes villes. Malheureusement, de nos jours, lorsque l’on parle de cinéma malagasy, cela sous entend un domaine mal reconnu, amateur et sans débouchés. Cet article est un état des lieux ainsi qu’une plaidoirie, sur le banc des accusés : le septième art malgache.

Constat et le pourquoi de l’état actuel du cinéma à Madagascar

Le cinéma a effectivement beaucoup évolué (si l’on ne cite que les grandes productions étrangères hollywoodiennes, européennes, asiatiques et africaines), hélas, force est de reconnaître que le cinéma malagasy n’a pas pu intégrer le cercle très fermé des pays ayant un cinéma développé.

Par manque de réelles structures solides aux normes, il n’existe qu’un marché de cinéma à Madagascar et non une réelle industrie aux normes adéquates. Un des facteurs qui fait obstacle à cet engouement est l’absence de « plates formes » permettant aux personnes œuvrant dans le cinéma de se professionnaliser, de se promouvoir et surtout d’évoluer. Les ménages locaux qui consomment les films malgaches sont très minoritaires, non pas par mépris des produits locaux mais par exigence de qualité.

En conséquence, il n’est pas étonnant de constater sur les chaines de télés et les salles obscures étrangères des films sur Madagascar réalisés par des réalisateurs étrangers. Certains pays asiatiques tels que la Chine et récemment la Corée du Sud ont misé sur le cinéma pour faire connaitre leurs cultures et leurs idéologies. Actuellement, ces Nations précitées possèdent des structures (lois, bureaux de liaisons, festivals …) et infrastructures (salles, grands studios …) cinématographiques très élevées (voire enviées par certains Etats voisins). L’Afrique n’est pas en reste vu le fait qu’elle possède l’un des plus grands studios de tournages dans le monde, à savoir le Studio d’Ouarzazate, sis au Maroc où des grands blockbusters hollywoodiens ont été tournés à l’exemple du film Gladiator de Ridley Scott.

À quand le Gladiator du cinéma malagasy ?
À quand le Gladiator du cinéma malagasy ?

Où est le cinéma malagasy face à ces avancées majeures ?

N’avons-nous pas aussi des décors naturels très vastes ornés des paysages aux décors de rêve en abondance, aptes à accueillir des tournages en tout genre tels que les western et les films d’aventures à la Indiana Jones. Soutenir le cinéma n’a jamais été un investissement stérile, si on y met les bons moyens, les bonnes personnes et les bonnes bases, c’est, à coup sûr, bénéfique. Appuyer le Septième Art c’est apporter sa contribution à l’émergence de jeunes talents aptes à porter les couleurs de notre Nation partout dans le monde.

Le cinéma apporte un progrès significatif car il possède des atouts majeurs en termes de catalyseur de changements, d’éducation, de rénovations et de progrès. Il n’est pas uniquement un divertissement de masse, c’est également un secteur très porteur qui peut faire office de porte parole d’une Nation et d’une idéologie.

Il est vrai que nos productions sont encore loin de rivaliser avec les majors hollywoodiens, mais avec une « avancée commune », nous pouvons aspirer à la naissance d’un cinéma de splendeur pourvoyeur d’emplois et catalyseurs de vocations.

En guise de perspectives, toute cette « plaidoirie » peut se résumer en ces quelques termes : faire du cinéma un Fer de Lance du Développement, intégrer le cinéma dans le programme éducatif pour que dès le plus jeune âge, chacun puisse être conscient de sa valeur, de son statut et du rôle qui lui est dû dans cet environnement de développement durable.

Tous ensemble, ALEFA SINEMÀ MALAGASY !!

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