« Pourquoi t’en as plus que moi ? », « Pourquoi lui il peut et pas moi ? ». Ce genre de phrase est sûrement sorti de votre bouche si vous êtes comme moi. Les fils et filles uniques se demandent peut-être de quoi je suis en train de parler là, tout simplement du fait d’avoir des collatéraux. Des frères et sœurs quoi ! Perso, j’en ai trois et je peux dire que ce n’est pas toujours la belle vie à la maison.

Sérieusement, entre chamailleries, engueulades, sourires et larmes, je vous jure, on ne peut vraiment pas dormir sur ses deux oreilles quand on est plusieurs à la maison :D.

Rien de telle que l'ambiance dans une famille nombreuse
Rien de telle que l’ambiance dans une famille nombreuse

Tout est à partager é-qui-ta-ble-ment !

Que ce soit à manger, à boire ou même autre chose, il y a ce réflexe de toujours vouloir vérifier la part des autres. La raison ? C’est parce qu’on a toujours l’impression d’en avoir moins que les autres !

Alors, une règle est apparue : celui qui partage (ou découpe) n’a pas le droit de choisir sa part, autrement les autres vont l’accuser d’avoir pris « la bonne part » XD.

Tout le monde doit avoir une part égale sinon c'est la guerre !
Tout le monde doit avoir une part égale sinon c’est la guerre !

Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais mes frères et moi, dès que nous nous partageons une bouteille de jus de fruit ou autre boisson par exemple, je vous jure, ils prennent la peine de mesurer ma part avec leurs règle double-décimètre de l’école :D hilarant non ? Pareillement pour la nourriture. Je vous assure c’est vraiment n’importe quoi, mais bon, j’ai l’habitude…

La guerre de la télécommande…

C’est le plus dur je pense ! Surtout quand il y a une différence d’âge et de goût. Chacun veut regarder son programme télévisé, par exemple moi j’aime bien regarder mes séries et sitcoms. Ma petite sœur, elle, elle préfère les télénovelas, tandis que mes frères veulent regarder les combats de catch de la WWE. Chacun, du coup, à sa chaîne de télé préférée.

C’est à ce moment que les engueulades et les chamailleries commencent. Si la télécommande pouvait parler, elle dirait sûrement « lâchez-moi bande de sauvages! » :D. Pour nous arranger, nous avons une technique qui s’appelle « akitsapaka » ou tirage au sort. Celui qui gagne à la loyale garde la télécommande et les autres attendent leur tour.

La guerre de la télécommande, une guerre sans fin !
La guerre de la télécommande, une guerre sans fin !

Ce T-shirt est à moi !

J’ai 3 collatéraux et maintenant tous les quatre, nous avons la même pointure et la même taille de vêtements.

Quand ma sœur porte mes habits, ça ne me pose aucun problème et vice-versa. On s’emprunte même nos chaussures. Mais là, je vais vous parler d’une guerre de genre. Beaucoup pensent comme moi (enfin j’espère xD), que les frères sont dégueulasses :D. Surtout que les miens sont en pleine puberté, je vous jure qu’ils me dégouttent parfois ! Je ne vais pas vous faire un dessin, mais vous comprenez sûrement ce que je veux dire…

Les garçons trouvent toujours le moyen d'être dégoûtants :D
Les garçons trouvent toujours le moyen d’être dégoûtants :D

Paresseux et désordonnés, mes frères ne retrouvent jamais leurs affaires. Et parfois même, ils n’arrivent pas à trouver leur chaussures puantes et ils prennent les miennes !!

Dès que j’ai un nouveau t-shirt, leur radar s’allume et hop, nouveau t-shirt pour eux. C’est pourquoi je ne porte quasiment jamais de t-shirt, de peur que ce dernier soit déjà « contaminé » par leur sueur :D.

Eh oui ! Mais nous les aimons quand même
Eh oui ! Mais nous les aimons quand même

Coups et blessures

Si par malheur les disputes vont plus loin que les mots et qu’arrivent les coups, il y en aura toujours un qui va pleurer :D. Les parents vont sûrement piquer une crise et réprimander celui qui « a commencé ». Mais généralement, ce sera le plus grand qui se fera engueuler pour avoir donné des coups à plus petit que lui. C’est là qu’on doit avoir un vrai talent pour calmer le petit frère ou la petite sœur en moins de 30 secondes pour ne pas attirer l’attention des parents…

Va falloir calmer le petit avant que les parents ne s'en mêlent
Va falloir calmer le petit avant que les parents ne s’en mêlent

Une équipe solide… comme jamais !

Assez parlé des galères, désolée si j’ai été un peu méchante. Mais sachez qu’avoir des collatéraux, c’est le bonheur. Dès que l’un a un problème, les autres sont toujours là pour l’épauler. Même mes frères que je traite de dégueulasses seront toujours là pour moi, je le sais, et pareil pour moi !

Un pour tous, tous pour un !
Un pour tous, tous pour un !

« Ne touchez pas à un seul cheveu de mes frères et sœurs« , c’est un slogan chez les frères et sœurs. Dans mon cas, nous pouvons nous engueuler tous les jours, parfois on se donne même des coups, mais dès qu’un tiers s’avise à importuner l’un de nous, les autres viennent tout de suite à la rescousse.

Pour les corvées habituelles à la maison, on se chamaille parfois, mais nous trouvons toujours le moyen ne nous organiser. Et si jamais l’un de nous n’est pas en mesure d’accomplir les siennes, les autres l’aident… mais avec une contrepartie bien évidemment :D. C’est peut-être aussi par peur de se faire gronder par les parents.

Couvrir les bêtises des autres

Ahh… et vous connaissez le « aza miteniteny » ou en français « ne me dénonce pas » ? Eh ben vous avez déjà sûrement dit ça si vous avez des frères et sœurs. Bien évidemment, l’autre va demander quelque chose en échange.

Quand vous faites une bêtise et que vous ne voulez pas que les parents le sachent, vous faites tout ce que vos collatéraux vous demandent (corvées, argent de poche…). Ça c’est un fait courant ! Mais je vais vous dire ce qui est inhabituel. Chez moi, pour couvrir une bêtise, les autres ne demandent rien en retour, c’est juste que chacun ne supporte pas de voir les autres se faire engueuler par les parents. Oui, mes frères et sœurs peuvent être des anges :D. Il nous arrive même de mentir pour protéger la peau des autres :).

Contrepartie et échange de bons procédés
Contrepartie et échange de bons procédés

Chez les Malgaches, on déteste les « be takalaza », les fayots en français. Et parfois, couvrir les autres pour leurs bêtises peut vite devenir un vrai business :D.

Voilà l’aventure que vous ne vivrez jamais si vous êtes enfant unique ! Finalement, être nombreux à la maison a du bon. Même si charivari et tohu-bohu conjuguent mon quotidien à la maison, je vous assure que je n’échangerai mes frères et ma sœur pour rien au monde ! Parfois je me pose la question, comment serait ma vie si j’étais fille unique ? Maintenant j’ai la réponse : Ennuyante !

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