L’État et la compagnie nationale d’eau et électricité de madagascar, la Jirama, ont signé il y a quelques jours un document engageant les deux partenaires pour dix ans. L’accord renouvelle la concession faite à l’entreprise par la puissance publique.

Jirama : 10 ans de concession supplémentaire

Lantoniaina Rasoloelison le Ministre de l’Energie et des Hydrocarbures et Aimé Olivier Joamiary le Directeur général de la Jirama ont mis fin à un débat sur l’avenir de l’entreprise publique secouée par des menaces de privatisation.

Logo de la Jirama
Logo de la Jirama

En signant le contrat de concession à la compagnie d’eau et d’électricité à Madagascar le spectre de la fin du service public est, à ce stade écarté.

“Ce contrat” a martelé Lantoniaina Rasoloelison “démontre que l’État ne se désengage pas de la Jirama et qu’elle appartient à 100 % à l’État. L’idée de privatisation véhiculée n’a pas sa raison d’être”. Fermez le ban !

La Jirama a besoin de 700 milliards d’ariary pour ses investisssements en eau potable dans 123 localités de Madagascar dont 200 milliards pour les infrastructures à Antananarivo. A cela s’ajoute 200 milliards qui serviront à financer les travaux de réhabilitation dans les autres communes déjà desservies. Les 300 milliards restants seront affectés au financement de nouveaux projets.

Puit d'eau saumatre
Puit d’eau saumatre

On estime à 12 millions le nombre de malgaches qui n’ont pas accès à l’eau potable. Une personne sur deux dans le pays est privé de cet accès vital.

L’ONG WaterAid a publié un rapport sur l’accès à l’eau. Ses conclusions sont accablantes. 50 % des habitants des zones urbaines sont privés d’eau potable. Beaucoup reste à faire.

L’objectif de la Jirama est gigantesque. Un quart seulement de la population du pays a accès à de l’eau consommable.

Jirama : la chasse à la corruption

L’annonce par l’État des 700 milliards d’ariary de financement s’accompagne d’un dispositif anti-corruption. Celui ci a été annoncé hier par le directeur général du Bianco, Jean-Louis Andriamifidy.

Jirama, la chasse à la corruption
Jirama, la chasse à la corruption

Tous les responsables publics dont le directeur de la Jirama ont une obligation légale de mettre en place un dispositif anti-corruption au sein de leur entité. Selon le directeur de la compagnie nationale “tous les agents devraient signer un engagement individuel sur leur comportement au travail”.

Toujours selon le directeur de la Jirama les branchements illicites, les détournements des versements des clients représentent à eux seuls 20 % des 30 % de pertes de production enregistrées liées à la mauvaise gestion.

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Bernard Conchon

L’information est aussi vitale que l’air que l’on respire. Elle est d’autant plus essentielle que les événements sont imprévisibles et souvent hostiles. Mais parfois elle redonne aussi l’espoir. Elle est au cœur du développement et contribue à dessiner en permanence de nouvelles lignes d’horizon. En rejoignant Stileex je souhaite contribuer à répondre aux attentes de ceux qui ont pour ambition de construire l’avenir de Madagascar et le hisser au-delà de ses difficultés. Tous ceux qui entreprennent ont besoin de savoir de quoi est fait leur environnement. Où sont les freins qui rongent la grande île mais aussi où se cachent ses dynamiques propres. Sous la terre rouge germent les graines de la relève.

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