Sous le palais les enfants rient.
Dans la couleur des rues sans nom,
Danse le ballet des grands paris,
Et le malheur de mille piétons.

Tana se lève encore une fois,
Fumée noire pour mines dépravées
Le grand jour révèle l’autrefois,
Obscure clarté sur les pavés.

Tunnels atteints de logorrhée,
Grands journaux criant surdité,
Eternel train sans voie ferrée,
Des marchands aux odeurs fruitées.

L’œil du jour pleure dans la soirée,
Les regards vitreux aux fenêtres,
Contemplent les gouttes affleurées,
Et scrutent le temps qui s’arrête.

Et c’est lorsque parvient la nuit,
Que se retire l’intempérie.
Tana ne reste jamais sans vie,
Sous le palais les enfants rient.

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