23/02/2018. On entend de plus en plus parler de start-up à Madagascar. Il suffit de voir les concours et les appels à candidature qui viennent de partout, surtout ces cinq dernières années, pour constater qu’il y a du potentiel. Même des investisseurs étrangers se manifestent pour soutenir les jeunes pousses Malagasy. Mais sommes-nous prêts pour cela?

Sur le continent africain, l’idée est lancée

Cela se fait peut-être lentement en Afrique, mais se fera sûrement. De l’autre côté du canal de Mozambique, les choses semblent bouger, alors pourquoi pas à Madagascar diriez-vous ? Ces dernières années donc, nous sommes régulièrement interpellés par des publicités sur des appels à candidature pour des concours dans le but de financer des projets.

Start-up à Madagascar
Start-up à Madagascar

Déjà pour cette année, plusieurs concours sont à suivre de près tels que :

  • le Startup Of The Year Africa
  • le challenge #DigitalAfrica
  • ou encore le Prix de l’innovation pour l’Afrique pour ne citer que ceux-là

En parallèles, les plateformes de crowdfunding abondent comme Jamaafunding, Iroko-project ou encore Fiatope. Il y a aussi des concours qui s’adresse à des start-ups bien spécifiques comme l’Africa Artbox Award, par exemple, ou bien le Concours Africain d’Innovation.

Voir également : Monter son entreprise, les conseils incontournables

Une question de mentalité?

De plus en plus de porteurs de projets Malagasy figurent dans la liste des participants dans des grands concours africains. Mais même à Madagascar, énormément de start-up sont invitées à se manifester à travers les actions habituelles : appel à projet et propositions de financement. Ce qui m’étonne par contre est que chaque année, des noms de gagnants sont annoncés. Mais après cela, je n’entends pratiquement plus rien.

Que sont devenus ces Start-up à Madagascar ? Leurs entreprises ont-elles décollées ? Si cela marche, peut-être qu’ils devraient revoir leurs plans de communication. Je sais que pour qu’une entreprise fonctionne, elle a besoin de visibilité, ne serait-ce qu’aux yeux de ses clients cibles.

J’ai lu récemment qu’une start-up est un modèle d’entreprise qui doit correspondre aussi à une certaine forme de mentalité. Cela se traduit par l’envie réelle d’entreprendre et tout ce que cela implique : avoir les dents longues, savoir prendre des risques (certes, des risques calculés, mais des risques quand même), s’entourer d’une bonne équipe, avoir de la transparence, avoir une vision à long terme…

C’est clair. Il ne suffit donc pas de trouver des financements. Pourtant, la plupart des porteurs de projets n’envisagent le problème que dans ce sens. A Madagascar, c’est encore pire. En plus des problèmes liés aux financements, c’est carrément cet esprit entrepreneurial qui manque et qui a encore besoin d’être travaillé.

Cela dit, il y a quand même un réel changement lié en grande partie à l’évolution de la technologie. Même si Madagascar est l’un des pays où la connexion internet reste la plus chère au monde, cela a permis à des millions de jeunes d’accéder plus facilement à des formations et surtout de constater qu’ailleurs, tout le monde bouge.

Cela a permis aussi aux entreprises de mieux s’accorder avec le reste du monde en créant leur propres sites internet par exemple ou en adoptant des méthodes et des outils de gestion perfectionnés.

Eux, y croient dans les start-up à Madagascar !

En espérant que les initiateurs de ces appels à projet ne baissent pas les bras, voici quelques fonds d’investissement où il est possible de soumettre son projet tout au long de l’année, sans être obligé de passer par des concours.

Stileex Numafri

stileex numafri
Stileex Numafri

Notre ONG espère soutenir de nouveaux projets de manière régulière. Ce ne sera pas forcément des financements parce que quelques fois, ce n’est pas vraiment ce dont un projet à besoin.

Il lui faudra peut-être un accompagnement, se constituer une bonne équipe ainsi qu’un bon réseau, réaliser un bon business modèle… mais surtout d’un avis éclairé sur l’intérêt et la viabilité du projet, donc une bonne analyse du marché cible.

L’expérience du fondateur de cette ONG, Stileex, mettra à contribution sa longue expérience en tant que créateur et gérant d’entreprise. Nous offrons également des hébergements web gratuits et des logiciels de gestion d’entreprise.

100startups.co

logo 100startups.co
100startups.co

Il s’agit d’une plateforme de levée de fond pour les start-up à Madagascar. Le but est de soutenir au moins 100 start-up. Les financements sont limités à hauteur de 2000 €. Il faut noter que cette initiative ne finance que les projets qui démarrent.

Miarakap

Logo Miarakap
Miarakap

Miarakap est un fond d’investissement présent à Madagascar depuis 2017, géré par Emmanuel Cotsoyannis. Il y a quelques temps de cela, il a annoncé qu’il va mettre à la disposition des start-up situés sur l’Île 30 milliards d’Ariary. Les investisseurs sont composés d’entreprises étrangères, locaux et d’institutions financières présentes dans la grande île.

Il est clair que les Start-up à Madagascar ont maintenant plus de possibilités pour évoluer plus vite. Sauront-ils en faire bon usage ? Affaire à suivre.

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2 Commentaires

  1. Très bel article, Dinah. Cela permet de situer la place des start-up à Mada et de savoir vers qui se tourner pour lancer ses projets. Mais comme vous dites, il manque une certaine maturité et de connaissance du milieu entrepreneuriale chez les jeunes entrepreneurs malagasy.

    • Dinah Dinah

      Merci Véronique.
      Mais je suis contente de voir que de plus en plus de personnes sont conscientes de cette “immaturité” et chacun à sa manière à travers les formations, les incubateurs, les plateformes d’échanges apportent, même à petite dose, mais sûrement une nouvelle souffle au monde de l’entrepreneuriat à Madagascar.
      D’ailleurs, si vous aurez le temps, je vous invite à venir assister à une formation conférence que Simon va donner le 24 mars prochain à 13h30 pendant le salon Asia/Enjoy. Cela parlera justement du monde de l’entrepreneuriat à Madagascar et de comment faire pour tenir tête aux difficultés de concrétiser un projet chez nous.

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