Ce texte est candidat au concours littéraire La Plume Stileex
Thème 2018 : La Beauté de Tana
Les œuvres présentées et publiées sur le site dans le cadre du concours littéraire La Plume Stileex sont le travail de personnes extérieures à l'équipe éditoriale. En conséquence, les avis, jugements et points de vue présentés dans chacune d'elles n'engagent que leurs auteurs respectifs et ne reflètent en aucun cas ceux de la Revue Stileex. Également, dans un souci d'équité et surtout pour ne pas dénaturer le travail des candidats, nous n'avons pas corrigé les textes et les présentons donc tel que nous les avons reçus.
Vous pouvez noter cette œuvre en bas de page. Les votes du public sont ouverts jusqu'au 18/11/2018. En savoir plus sur le concours La Plume Stileex 2018
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Il est quatre heures et demie du matin. Lointain, le coq chante pour réveiller Nomena, une jeune fille de quinze ans. Dehors, il fait encore noir. Nomena fait quelques efforts pour ouvrir ses yeux et se lève. Après une bonne douche à l’eau froide, elle prend le temps de peigner ses cheveux devant le miroir avant de changer ses vêtements.

Nomena habite avec ses parents et son petit frère Tiana à Antsakaviro, un quartier tranquille en pleine ville, situé entre Ankorahotra et Ambodiroatra, suivant un plan linéraire horizontale. Après avoir pris son petit déjeuner entre autre du pain au fromage et du lait chaud, et brossé ses dents, Nomena rejoint sa chambre pour réviser ses leçons. Elle dispose d’environ une heure pour revoir ses cours et faire ses devoirs.

A six heures et demie, elle souhaite une bonne journée à sa famille avant de partir au lycée Jean Joseph Rabearivelo Analakely étudier.

Le père de Nomena est fonctionnaire. Il rentre quotidiennement à neuf heures à son bureau au ministère de l’économie et de la planification à Anosy. La mère de Nomena est femme au foyer tandis que son frère Tiana étudie encore au collège privé à proximité de leur maison. Tous les jours, il rentre à huit heures et c’est leur mère qui l’accompagne à l’école. Tiana a dix ans et il est en classe de septième.

En face de chez Nomena, Vero, fleuriste étale de bon matin différents types de fleurs allant des roses, aux glaïeuls, aux pâquerettes, marguerites, immortelles, dahlias,…Regarder ces fleurs de différentes couleurs : blanches, jaunes, rouges, roses, bleues,…aux parfums exceptionnelles constituent des sources de plaisir pour Nomena.

Avant de partir, elle n’oublie pas de saluer Vero, de sentir les odeurs des fleurs et de toucher à quelques unes. Cela fait environ trois ans que Nomena s’est sympathisée avec Vero. Elles se sont habituées à échanger quelques mots tous les matins pour se souhaiter une bonne journée. Nomena prend le temps de sélectionner les fleurs avant d’acheter un bouquet pour orner leur salon chaque samedi.

Nomena marche à pied pour aller au lycée. Elle prend encore son amie Nicole qui habite à Antsahabe avant de rejoindre Analakely. Nomena et Nicole étudient dans la même classe. Elles viennent d’intégrer le lycée cette année.

En route, Nomena et Nicole discutent sans se précipiter. Elles longent tranquillement une route en pavé avant d’aboutir au tunnel Cayla. Ouvert au public depuis 1938, la construction du tunnel d’Ambohijatovo au temps du gouverneur général Léon Cayla a commencé en 1932. Antananarivo, d’une altitude de 1 248 m est aussi appelée la ville des 1 milles grâce à ses milliers de guerriers durant la royauté. Plus tard, certaines personnes ont interprété Antananarivo comme la ville des milles habitants, des milles richesses, des milles quartiers.

Nicole a des cheveux tressés hebdomadairement par sa mère. Elle raconte à son amie Nomena que tous les matins, elle se lève à quatre heures pour faire la queue et prendre de l’eau avec deux bidons jaunes. Contrairement à celle de Nomena, la famille de Nicole ne dispose pas encore d’eau chez elle et utilise la borne fontaine publique non loin de chez elle. Pour remplir un bidon de quinze litres, il faut payer deux cents à quatre cents ariary selon le quartier au responsable de la borne fontaine.

Avant sept heures, la circulation est encore fluide. L’air est encore frais. Il y a très peu de gens sur la route. Nicole et Nomena en profitent pour apprécier le paysage. En octobre, les jacarandas fleurissent et le bord de la route est coloré en violet par les fleurs de jacarandas. Originaire du Paraguay, Uruguay, Sud du Brésil et de l’Argentine, l’espèce la plus commune est appelée le flamboyant bleu.

Quant aux matières enseignées au lycée, Nicole préfère l’allemand. Son apprentissage est facilité par la mise à disposition des élèves des livres de leçon et d’exercices. Bien que les cours ne durent que quatre heures par semaine à raison de deux heures par séance, Nicole trouve que les devoirs à la maison et les différentes pratiques de dialogue à l’école l’aident beaucoup.

Par ailleurs, Nomena aime étudier l’anglais. Mémoriser les verbes irréguliers, les règles grammaticales, ainsi que les vocabulaires et les expressions courantes occupent une grande partie de son temps de révision. Nomena apprécie particulièrement la lecture, l’écriture, la phonétique,…

Le lycée Jean Joseph Rabearivelo Analakely célèbre cette année ses 82 ans. Son nom rappelle le premier écrivain d’expression française qualifié de poète africain moderne qui s’est suicidé en 1937 suite à des déceptions. Ainsi, le lycée rend hommage à ce grand écrivain Joseph Casimir Rabe. Ayant vécu de 1931-1937, il a publié des recueils de poèmes en malgache et en français. Parmi ses œuvres figurent des recueils de poèmes comme « Traduit de la nuit », des poèmes comme « la coupe des cendres », « Sylves », « Lova »… Il a également écrit des pièces de théâtre à l’instar de « L’aube rouge », « Irène Ralimà sy Lala roa », « l’interférence »,…A cela s’ajoute divers œuvres comme « les enfants d’orphée », « Tananarive, ses quartiers et ses rues », « éphémérides de Madagascar »….La commémoration de l’anniversaire de sa mort a abouti aux publications des romans, nouvelles, poèmes,…

Pour Nicole, les secondes et les minutes comptent durant les cours de physique-chimie et des mathématiques. Elle n’est pas à l’aise avec les chiffres et a du mal à comprendre les différents problèmes.

Souvent, la logique, la perspicacité et la compréhension lui font défaut. Nomena, par contre, a des mauvaises notes en gymnastique. Elle n’aime pas faire beaucoup d’effort physique. En plus, Nomena a de l’aversion pour les contacts physiques. Elle est réticente au sport collectif comme le volleyball ou le basketball.

Comme point commun, Nicole et Nomena adorent aller à la bibliothèque durant les heures creuses. A part les livres pédagogiques, les romans et les livres de poche les fascinent. Elles passent au moins deux heures par semaine à la bibliothèque du lycée, un endroit bien tranquille et source de savoir.

Après avoir franchi le tunnel, elles descendent lentement le long d’une route. A leur gauche se trouve le terminus du taxi-be menant à Ambohimanambola et à Alasora. Même le matin, la file d’attente est déjà longue. Elle est accentuée durant les heures de pointe. Cette situation prouve que ce n’est pas seulement la grande ville qui a une forte densité de population mais également les zones périphériques dénommées suburbaines.

Le parc d’Ambohijatovo est ombragé par des vieux eucalyptus, jacarandas, filaos et tulipiers de Gabon.

A l’extérieur du jardin d’Ambohijatovo, aire de repos, des commerçants occupent les trottoirs. D’autres marchandent avec les chauffeurs des voitures qui passent. Ils vendent divers articles comme des accessoires de voiture, des machines à calculer, des téléphones usagés, des tas de légumes comme les courgettes, les carottes, les haricots verts ainsi que les pommes de terre, les aubergines, les choucroutes,…Le marchandage est une pratique courante dans cette ville. Comme le prix du produit à vendre n’est pas affiché, aussi bien l’acheteur que le vendeur peut en discuter sans faire de vente à perte. Seule la moitié du trottoir est réservée aux piétons.

Près du rond-point, un marchand de journaux commence à s’installer. Il étale par terre les différents titres et il n’oublie pas de mettre des cailloux dessus pour éviter que le vent les éparpille. De plus en plus de personne s’y arrêtent pour lire les titres des journaux. La plupart n’achète pas de journal mais se contente de lire les titres en guise d’information et de résumé. A part les faits divers, les évènements sociopolitiques, la culture intéresse les lecteurs. Certains achètent le journal pour faire des mots croisés ou de sudoku. Pour quelques-uns, ce sont les informations sur les pronostics de la prochaine course de chevaux qui les attirent.

Le commerçant accepte que certaines personnes feuillètent d’abord les journaux avant d’en acheter. Elles s’assurent ainsi que les annonces ou les informations qu’elles recherchent y figurent bien.

En face, près de l’arrêt du bus, les kiosques des vendeurs de vieux livres sont déjà ouverts. Nicole et Nomena ont l’habitude d’échanger de livre dans ces kiosques. Non loin se trouve le commerçant de riz aux brèdes accompagné de saucisse ou de viande fumée. Nombreuses personnes y font la queue le  matin pour manger du riz chaud, du composé ou de soupe. La vente de viande de porc fumée bien grasse fait la renommée de ce coin.

La stèle d’Ambohijatovo, érigée en 1987 est dédiée aux nationalistes des évènements du 29 mars 1947. Le dépôt de gerbe à cet endroit est devenu une coutume des dirigeants du pays chaque 29 mars de l’année. En face de ce monument, avec des canons se trouve le monument dédié aux martyrs chrétiens brûlés vifs à Faravohitra ou jetés du haut de Tsimihatsaka ou executés à Ambohipotsy en 1847.

En continuant leur chemin et en traversant la route, Nicole et Nomena devront encore passer par le marché aux pavillons d’Analakely avant d’arriver dans leur lycée. Près de 820 stands d’articles vestimentaires, de décoration, de boucherie, des produits de première nécessité, des réparateurs de lunettes, des confectionneurs de bouton, des vendeurs de semence ainsi que des fabricants de miroir et de moule à gâteau,…occupent cette place depuis les règnes de Ranavalona III. De peur d’être en retard, Nicole et Nomena accélèrent leur pas.

A sept heures moins quart et sept heures, deux sonneries retentissent successivement pour annoncer la rentrée des lycéens et le début des cours.

Chaque mercredi après-midi, Nicole et Nomena ne vont pas au lycée. Au lieu de passer des heures à regarder la télévision ou à faire du sport, elles préfèrent marcher à pied et faire quelques tours en ville pour découvrir des nouveaux lieux, des nouveaux amis, des nouvelles cultures. Nicole par exemple ne se lasse pas des séances de « hira gasy » dans le jardin d’Andohalo.

Le début et la fin du « hira gasy » sont marqués par des battements de tambours. Les chanteurs écrivent les textes durant la nuit. Deux troupes s’affrontent en scène et entrent une à une. Chaque troupe dispose d’une heure et demie à deux heures pour recueillir le maximum d’applaudissement des spectateurs. Elle essaie d’attirer l’attention du public par les textes des chants, les danses, les musiques ainsi que les styles vestimentaires des participants. Les « mpihira gasy » interviennent durant les fêtes comme les mariages, les propagandes politiques, les fêtes religieuses ou les sensibilisations diverses. Le groupe qui a le plus fort applaudissement remporte la victoire.

La visite de la haute-ville nécessite seulement quelques heures. Elle inclut par exemple le temple d’Ampamarinana, le palais du premier ministre à Andafiavaratre, le palais de justice le palais du premier ministre à Andafiavaratra édifié en 1872, le palais de justice d’Ambatondrafandrana ainsi que le palais de Manjakamiadana se trouvant à une altitude de 1 463 mètres. Cet endroit offre une superbe vue de la ville des milles. Antananarivo, capitale de Madagascar est aussi connue par ses différentes rues et églises.

Non loin de leur lycée, Nicole et Nomena ont l’habitude d’acheter d’achards carottes, choux, mangues ou papayes durant la récréation. Le marchand ambulant porte quotidiennement sur sa tête une cuvette en inox remplie d’achards. Avec lui, il a des cure- dents et de vinaigre, du sel outre des sachets en plastiques ainsi que des tomates, d’oignons et de persils. Tous les jours, son trajet reste le même et il fait exprès de trainer près du lycée Jean Joseph Rabearivelo Analakely durant la récréation des lycéens.

La gare Soarano, au point kilométrique zéro, a été construite de 1908 à 1910 par l’architecte Fouchard et l’entrepreneur Cornebois. Elle a le même style que la gare de France au 19è siècle. Auparavant, c’était un terrain de remblayage où il y avait une fontaine et c’est la raison pour laquelle ce quartier était appelé Soarano. Actuellement, la gare Soarano abrite des boutiques de souvenirs, d’agence de voyage,…

Les premiers rails ont été mis en place à Anivorano en 1901. Les chemins de fer reliant Antananarivo et Brickaville ont vu le jour en 1909. Par ailleurs, l’avenue de l’indépendance à Analakely abrite des hôtels et restaurants, des librairies, pharmacies, des magasins et des boutiques. Les arcades d’Analakely furent construites en 1935 par l’architecte De Cantalou.

En descendant d’Antaninarenina vers Isotry, Nicole et Nomena aperçoivent le tombeau du premier ministre Rainiharo et les membres de sa famille. Selon la légende, il renferme aussi les dépouilles mortelles de Raharo et de Rainilaiarivony. Construit par Jean Laborde (1846-1854), ce monument en pierre de taille est constitué de carré de 25 m de côté entouré d’un péristyle à arcade.

Même actuellement, des hérons garde-bœufs ou « vorompotsy » se rafraichissent sur la rive du lac Anosy, entouré de jacarandas. Ce plan d’eau artificiel a la forme d’un cœur. Il a été initié par le missionnaire écossais James Cameron au 19 ème siècle. Jadis, l’ange noir a été sculpté par Barberis et décoré par Perrin en mémoire des soldats malgaches ayant combattu pour la France durant la première guerre mondiale. (1914-1918). Après la récente rénovation du jardin, le lac Anosy est devenu un lieu de repos pour certains tananariviens.

Mahamasina était durant la royauté, un lieu de couronnement des rois et de discours publics. Par exemple, les couronnements de Radama II, Ranavalona II et III, la proclamation de l’indépendance de Madagascar en 1960 ont eu lieu à Mahamasina.

L’école de médecine fut construite en 1928. L’hôpital Befelatanana abrite le tombeau des deux premiers ministres Rainijohary et son fils Rainitsimbazafy durant le temps des reines malgaches.

Le lac Tsarasaotra à Alarobia-Soavimasoandro, entouré de végétation luxuriante, d’îlot, d’édifice historique s’étend sur une superficie de 27 ha. Il compte près de 60 espèces d’oiseaux dont le Canard Meller, le grèbe,…

Le paysage en ville est dès fois contrasté. Des maisons de type moderne, avec des architecture compliquées, des bâtiments à plusieurs étages et fabriqués avec des bétons se trouvent à proximité des petites maisons en bois, en briques ou en ciment. Les maisons traditionnelles comportent des balcons avec différents styles de décoration. Certains champs de rizières se trouvent également près des bâtiments commerciaux ou à usages administratifs. Le matin, des charrettes et des bœufs sont encore visibles dans la capitale. Souvent, ils transportent des bois de chauffe ou des sacs de charbon et rejoignent très tôt les marchés.

Le lemurs’park à Imerintsiatosika, à environ 20 km de la capitale abrite neuf espèces de lémuriens. Parmi les sites un peu éloignés du centre-ville se trouvent le centre Akamasoa du père Pedro, le marché artisanal de la digue, la colline royale d’Ambohimanga. Parmi les 12 collines sacrées de l’Imerina, cette colline à une vingtaine de kilomètre au nord de la capitale abrite le palais royal. Par ailleurs, le Croc farm à Ivato est un parc privé d’élevage de crocodile, d’articles divers comme les sacs, les chaussures et les ceintures en peau de crocodiles.

Le lac Mantasoa, à 60 km d’Antananarivo est accessible après près de deux heures de route à l’Est de la capitale. Créé en 1936, cet ancien centre industriel a été aménagé par Jean Laborde. Randonnées, visites de sites historiques, karaoke sont parmi les activités qui intéressent les jeunes à visiter ce lieu. Le trajet et les sites visités dépendent de la disponibilité de Nicole et de Nomena ainsi que du moyen de transport mis à leur disposition.

Au moins une fois par semaine, Nicole et Nomena pratiquent quelques exercices physiques tout le long du marais Masay. Avec quelques jeunes du même lycée, elles font la course matinale dans cet endroit pour garder leur taille et se préparer déjà aux épreuves physiques lors de l’examen du baccalauréat.

A midi, Nicole et Nomena s’empressent de rentrer chez elles pour goûter à différents de plats typiquement malgaches comme le riz accompagné de « ravitoto » ou feuille de manioc pilées et de viande de porc bien grasse. « Romazava » et achards allègent le repas. Le « ranovola » est un breuvage obtenu à partir de résidu de riz brûlé au fond de la marmite, dilué avec de l’eau et chauffé. Ce qui lui donne une couleur marron. Le « koba ravina » pâte sucrée à base de banane avec des feuilles sert souvent de goûter. Les brochettes de viande et de poulet procurent une odeur agréable dans toute la cuisine de Nicole. Parmi ses mets préférés figurent le poisson sauce, le poulet rôti, le bœuf frit avec des tomates, d’oignons et de gingembre.

Quant à Nomena, elle ne peut vivre sans manger de riz et de soupe. Sur le marché, pas moins d’une dizaine de type de riz est commercialisée. Les différents restaurants et hôtels du coin proposent également plusieurs types de soupe dont la soupe chinoise, la soupe garnie, la soupe van tan, la soupe spéciale,…Ce sont les ingrédients et la garniture qui font la spécificité et l’appellation différente des soupes. Similaire à la cuisine créole, les malgaches aiment utiliser des épices en cuisine. Les influences gastronomiques malaisiennes, africaines, européennes marquent la cuisine malgache.

Comme divertissement, Nicole et Nomena passent leur week-end à regarder des dessins animés, des séries et des films asiatiques à la télé. Elles ne ratent aucun épisode de leurs dessins animés et séries préférés. Il leur arrive de regarder des films durant une journée entière, d’enregistrer les séquences qui les intéressent et de les passer en boucle jusqu’à ce qu’elles les apprennent par cœur. Nicole et Nomena aiment aussi participer à des manifestations culturelles asiatiques. Elles s’amusent à apprendre les chants et danses asiatiques ainsi que les styles vestimentaires, les langues,…Les fêtes sont pour elles une opportunité de montrer leur engouement pour la culture asiatique.

Elles se sont abonnées à la location de film asiatique près de la maison de Nicole. Une fois par semaine, elles échangent de film avec le vendeur moyennant une petite somme en plus. Nicole et Nomena préfèrent les films avec des traductions en français en sous-titrage. Elles estiment que regarder des films étrangers permet de mieux apprendre la langue, de découvrir de nouvelle mode de vie, d’élargir leurs connaissance.

Par exemple, en deux ans seulement, Nicole a pu regarder une centaine de séries asiatiques et une dizaine de dessins animés. Elle commence à comprendre quelques vocabulaires en japonais, coréen et chinois. De temps en temps, le petit frère de Nomena, Tiana se moque d’elle car il ne voit pas vraiment la différence entre les cultures asiatiques. Il s’amuse à jouer avec Nicole et Nomena à cache-cache lorsqu’il n’étudie pas au collège.

Nicole et Nomena adorent imiter les styles vestimentaires ainsi que les coiffures et modes de vie de leurs stars.

La famille de Nomena habite à Antsakaviro depuis plus d’une décennie. A part la tranquillité, la maison a pour avantage la proximité de l’arrêt du bus, l’accessibilité en eau et en électricité ainsi que la disponibilité des produits frais comme les fruits et légumes. Ce qui gêne un peu Nomena est l’existence d’un casino près de chez elle. Chaque vendredi soir particulièrement, elle a du mal à s’endormir car les joueurs, les noctambules comme les amateurs de jeux et de karaoke tardent à rentrer. Ils font beaucoup de bruits qui empêchent Nomena de dormir tôt.

Du coup, comme elle n’arrive pas à trouver facilement le sommeil, elle s’attarde également devant la télé. Ainsi, chaque vendredi soir, Nomena passe des heures devant la télé. Elle ne regarde pas un programme spécifique mais juste pour mettre fin à ses ennuis, elle se contente de zapper la télé tous les quinze minutes. Néanmoins, Nomena ne pense pas pouvoir vivre dans un quartier plus tranquille.

Pour elle, les noctambules d’Antsakaviro font partie de son environnement. Même si dès fois, elle s’ennuie, elle ne s’imagine pas vivre loin d’eux. De temps en temps, son père l’invite à voir un autre aspect du paysage durant la nuit. Tous deux assis au balcon, ils passent une demi-heure à une heure à contempler la lune et les étoiles. Ils aiment bien détecter le plus brillant des étoiles et la suivre de temps en temps. Cette observation leur procure du plaisir mais également un sentiment de paix, une invitation aux voyages et aux rêves.

Nomena, son petit frère Tiana et ses parents aiment observer le ciel. Chaque éclipse solaire ou lunaire constitue une occasion pour la famille de se retrouver et d’apprécier ensemble la beauté de la nature. Même sans plage, Antananarivo, la capitale de Madagascar a son charme spécifique et il en vaut la peine d’y séjourner. En plus, les habitants sont accueillants et avides de développement.

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