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Dans la vie, faut oser. Prenez Salohy et Rindra par exemple, deux amies d’enfance aussi folles l’une que l’autre. Rien ne les prédestinait, avec Mamy, à vendre des biscuits et pourtant ils ont aujourd’hui une “biscuiterie” qui marche.

Prenez ensuite leur biscuit, un petit rectangle de 7 par 4,5 cm qui ne paie pas de mine. Qui aurait cru que 31,5 cm² de manger soulèverait autant les passions (et pas que les passions d’ailleurs) ? Alors on a été curieux. Comment en sont-elles arrivées là ? Quelle est la clé de leur succès ? Portrait d’un gars et de deux filles.

Vous ne savez jamais jusqu’où une blague peut vous emmener

La trentaine même pas effleurée, Salohy Ramangason, Rindra Razafimbelo et Mamy Razafimbelo se sont associés dans une affaire qui buzze : Écris-moi un biscuit, la boîte qui commercialise des biscuits personnalisables. Oui, personnalisables.

Tout est parti d’une blague. Les 3 compères voulaient faire passer un message “humoristique” sur un biscuit en écrivant dessus et se sont rendu compte que la chose était plus facile à dire qu’à faire. À force d’entêtement, ils ont quand même pu parvenir à leur fin et ont eu une révélation : et s’ils en faisaient leur business ? C’est ainsi que naquit, en septembre 2017, Écris-moi un biscuit, la « fabrique sur mesure de biscuits bavards ».

Écris-moi un biscuit, la « fabrique sur-mesure de biscuits bavards »
Écris-moi un biscuit, la « fabrique sur-mesure de biscuits bavards »

Aujourd’hui, ils sont capables de suivre un rythme soutenu de production et ne refusent quasiment jamais de commandes, commandes qui d’ailleurs affluent sans discontinuer. Mais les choses n’ont pas toujours été ainsi.

Hang in there pussycat

Oui, parce qu’avoir une révélation, c’est bien, mais encore faut-il se donner les moyens de la concrétiser. Pour Écris-moi un biscuit, les débuts se sont faits à l’arrache, avec le four ménager de maman. Autant dire que pendant longtemps, c’était sueurs froides et nuits blanches pour honorer les commandes :D.

Salohy, Rindra et Mamy se sont vraiment accrochés pour mener à bien leur idée
Salohy, Rindra et Mamy se sont vraiment accrochés pour mener à bien leur idée

Puis, ils se sont cotisés, ont acheté un four pâtissier professionnel en avril 2018, et ont commencé à prendre le rythme. Là, ils ont pu se pencher sur les recettes. Faut pas croire non plus que faire des biscuits “écrivables”, c’est facile. Il leur a fallu tâtonner pour trouver au pif le bon mélange. Heureusement, l’équipe est passionnée et plutôt bien faite.

Les trois mousquetaires

Il suffit d’observer un instant les 3 complices pour rapidement deviner où se trouve le ciment qui a scellé leur succès.

Déjà, nous avons affaire à des passionnés de cuisine : Mamy et sa sœur Rindra ont quelques années de formation cuisine et pâtisserie dans leurs bagages, ainsi qu’une solide expérience en service traiteur. C’est Mamy qui se trouve aux fourneaux, Rindra se “contentant” d’avoir les idées, charge ensuite à son frère de les concrétiser. Techniquement parlant, ce dernier est donc la pierre angulaire d’Écris-moi un biscuit, à la fois chef pâtissier et en charge de la R&D. C’est un fondu de gastronomie qui adore ce qu’il fait et on peut dire sans se tromper qu’il est parfait pour le poste : c’est lui qui expérimente les nouvelles idées et trouve les bonnes recettes de biscuits.

Mamy est un taciturne que l’on voit rarement, mais sans qui rien ne pourrait se faire. C’est un peu le Batman du groupe en somme : essentiel à l’équipe, il est réservé, n’aime pas être sous les projecteurs, et disparait silencieusement dès que vous avez le dos tourné. Il lui manque juste la voix grave, mais personne n’est parfait :P.

Enfin, il y a Salohy qui s’occupe surtout du marketing. Droite dans ses bottes et délurée à la fois, elle fait la paire avec Rindra avec qui elle contribue à inonder Mamy d’idées singulières. Leur grain de folie à eux deux (dans le bon sens du terme, hein) ainsi que leur goût certain pour la provoc contribue grandement à faire avancer les choses.

De gauche à droite, Rindra, Mamy et Salohy, les gais lurons d'Écris-moi un biscuit
De gauche à droite, Rindra, Mamy et Salohy, les gais lurons d’Écris-moi un biscuit

Au final, des personnalités de ces trois-là émane une synergie peu commune qui fait de la team d’Écris-moi un biscuit une équipe à la fois débridée et équilibrée, avec d’un côté le dynamisme des filles et de l’autre, le sérieux de Batman :D.

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Une forte présence sur les réseaux sociaux

Écris-moi un biscuit n’a pas de site e-commerce. Pour se faire un nom, ils ont misé sur les réseaux sociaux, évidemment Facebook, mais aussi Instagram. Ce dernier, basé sur la photo, est un terrain de jeu particulièrement adapté à la “cinglitude” des filles.

Elles sont donc particulièrement actives sur ces deux plateformes, répondant rapidement aux demandes et engrangeant les commandes. C’est également là qu’elles font l’essentiel de leur communication, se payant le luxe de quelques (bad) buzz ici et là avec leurs biscuits. Après, il n’y a pas de mauvaise publicité, du moment qu’on parle de vous ^^.

La recette parfaite ?

Écris-moi un biscuit a bien grandi en moins d’un an. Après le four pro, ils ont investi dans un laminoir (pro toujours), un robot pétrisseur et différents emporte-pièces. Pour l’instant, Salohy, Rindra et Mamy ne se versent pas de salaire et les bénéfices sont réinvestis dans l’affaire.

En l’espace d’un an, le succès des biscuits des 3 associés n’est plus à discuter, une belle réussite si l’on prend en compte le fait qu’ils doivent tout aux réseaux sociaux ainsi qu’au bouche-à-oreille. Il faut dire que la sincérité et l’humour instillés par les deux filles du groupe dans leurs tuiles font mouche et que c’est à chaque fois un plaisir que de découvrir leurs créations. Il faut savoir que leurs biscuits sont disponibles en 18 saveurs différentes, sucrées comme salées ! On sort ici des sentiers battus avec des tuiles à l’anis, à l’eucalyptus, à la verveine ou encore au sésame blanc qui côtoient des biscuits au cumin, au paprika fort (!) ou même à l’ail (!!). Quant à leurs best-sellers, ce sont ceux au sésame noir, à la cannelle, au coco et, bien sûr, au chocolat. Mais sérieusement, même leurs biscuits “nature” sont une tuerie.

Un biscuit fourré aux pépites de chocolat
Un biscuit super romantique fourré aux pépites de chocolat

Alors, nos amis gourmands auraient-ils trouvé la recette qui marche ? En tout cas, on peut dire qu’ils ont bien avancé et sont fiers de leur bébé. Un bébé qu’ils comptent bien faire grandir !

Interview de Salohy et Rindra, cofondatrices, avec Mamy, d’Écris-moi un biscuit

Comme d’habitude chez Stileex, nous avons voulu creuser un peu et c’est pourquoi vous trouverez ici l’interview des 2 inséparables jeunes filles à l’origine d’Écris-moi un biscuit. Mamy le chef pâtissier s’est bien joint à la conversation, mais sur le tard. De toute façon, Batman comme il est, il n’a pas dit grand-chose :P.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter rapidement pour nos lecteurs ?

Bonjour, nous c’est Salohy Ramangason, 28 ans, et Rindra Razafimbelo, 28 ans également, cofondatrices d’Écris-moi un biscuit.

Votre projet a pas mal grandi en moins d’un an. Si on y rajoutait un an de plus, comment vous verrez-vous ?

Nous avons beaucoup d’ambitions. Déjà, nous nous voyons faire des exportations récurrentes et sur plus de quantité (Ndlr : ils en font déjà, mais pour des gens de passage qui les ramènent ensuite avec eux).

Nous aimerions aussi grandir avec un vrai laboratoire de recherche pour nos biscuits et des bureaux plus grands ! Après, nous nous voyons bien distribuer nos biscuits dans les GMS (Grandes et moyennes surfaces) et devenir LE goodie alimentaire de référence à Madagascar, genre on nous distribue dans les salles d’attente comme le café !

Quelles ont été les principales difficultés que vous avez rencontrées tout du long de votre parcours ?

Comment faire un biscuit ! (rires) Non, franchement, ce n’est pas dans les livres de recettes qu’on apprend comment écrire dessus. Il a fallu trouver nous-mêmes la recette qu’il faut.

On a ensuite eu des soucis matériels, avec le four ménager de maman notamment, et, le plus dur, des soucis avec des fournisseurs instables qui n’arrivaient pas à fournir le même produit d’un mois à un autre. Or, pour nous, dès qu’on change un truc à la recette, il faut tout repenser !

Selon vous, quel est le plus que vous offrez par rapport aux autres acteurs du secteur ?

Il y a la personnalisation poussée du biscuit. Sur ses 7 x 4,5 cm, on peut écrire sur 3 lignes pour un total de 12 caractères (espaces compris). Nouveauté, c’est assez récent, on peut maintenant y gravé des logos ou des dessins.

Ensuite, il y a surtout l’émotion apportée par les messages de nos biscuits qui sont utilisés aussi bien pour déclarer sa flamme que pour rompre une relation.

Avez-vous une stratégie particulière pour plaire ?

Pas vraiment. Nous reprenons les messages de nos clients sur les réseaux pour faire de la com. Nous sommes aussi particulièrement réactifs sur Facebook et Instagram et nous disons rarement non aux commandes.

Récemment, nous avons commencé à nous intéresser aux entreprises, d’où les logos “imprimables” sur les biscuits.

Utilisez-vous un logiciel de gestion ? Si oui, lequel ?

Oui, nous utilisons le module Vente et CRM d’Openflex, acheté à la FIM (Ndlr : la Foire internationale de Madagascar).

Nous sommes opérationnels dessus depuis 2 semaines environ et c’est super. Il est hyper complet et professionnel.

Le module Vente et CRM d'Openflex utilisé par Écris-moi un biscuit
Le module Vente et CRM d’Openflex utilisé par Écris-moi un biscuit

> Voir aussi : le top des logiciels de stock
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Qu’est-ce qui, selon vous, vous a le plus aidé à mener votre projet à bien ?

Notre passion et la conviction que le produit fonctionnera. On est aussi une équipe complémentaire où la synergie est forte.

À vos yeux que représente l’entrepreneuriat ?

C’est un challenge personnel et quotidien ! Il faut avoir confiance en soi et il est important d’être bien entouré. Ne pas trop réfléchir aussi et se lancer si on a une idée, puis la pérenniser. Pour cela il faut de la persévérance.

Si vous deviez résumer en une phrase votre parcours jusqu’ici, laquelle serait-ce ?

C’était “challengeant” avec beaucoup d’émotions, beaucoup de larmes, beaucoup d’eczéma (rires) et beaucoup de leçons de vie. Nous dirons : « Il faut persévérer si l’on veut arriver au bout des choses ».

Que manque-t-il au secteur de l’entrepreneuriat à Madagascar selon vous ?

Surtout un soutien à la création d’entreprise comme l’accompagnement complet et personnalisé à l’EDBM (Economic development board of Madagascar). Mais là-bas c’est lent et chronophage.

Quelle est la prochaine étape pour Écris-moi un biscuit ?

Conquérir les coeurs !! (rires) On veut apporter de l’émotion, prospecter les coeurs et grandir comme ça. On travaille également à avoir des commandes plus récurrentes des entreprises et pour vivre de cette activité.

Sinon, on veut aussi créer des emplois pour les personnes sans diplômes. Par exemple, on a actuellement un aide en cuisine que nous avons formé nous-mêmes. À la base, il n’avait aucune notion de pâtisserie ou de cuisine.

Quels seraient vos besoins actuels ?

Avoir des fournisseurs fixes, stables et sérieux qui pourraient nous approvisionner sans faillir en produits locaux. Pour l’instant, nos biscuits ne sont faits qu’à 30% avec des produits malgaches. Nous voudrions pourtant être à 100% et avoir une relation win/win avec les fournisseurs. En ce moment, notre point faible est le beurre qui coûte cher en import.

Enfin, nous aimerions changer notre packaging pour un emballage plus ecofriendly. (Ndlr : leurs biscuits sont pour le moment emballés dans du plastique transparent)

Recherchez-vous des investisseurs ? Pourquoi ?

Des investisseurs nous ont bien approchés, mais nous n’étions pas intéressés. En fait, nous avons peur d’être mangés (rires).

Non, nous ne cherchons pas cela pour l’instant, mais on reste ouvert. C’est notre bébé qu’on veut faire grandir.

Des conseils pour les jeunes entrepreneurs qui nous lisent ?

Il faut y aller tant qu’on est jeune et arrêter de se trouver des excuses ou des barrières : pas d’argent, pas fait d’études, je suis une femme, etc.

Il ne faut pas aussi avoir peur d’échouer. L’échec est une leçon à prendre. Après, il faut penser à s’entourer des bonnes personnes pour te tirer vers le haut. Enfin, il faut de la passion et faire des sacrifices.

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Victor Raharinosy
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Rindra, Mamy et Saholy? Je connais ces têtes :D Il faut dire que le monde est petit.