La friperie à Madagascar : le budget mensuel va de 50 000 à 80 000 Ar

04/07/2019. La majorité des régions de Madagascar subissent depuis quelque temps ce froid hivernal. Et aujourd’hui, avec les consommations en ménages qui ne cessent d’augmenter à Madagascar, le grand public se tourne vers la friperie, même certaines personnalités publiques y trouvent leur joie. Si avant les fripes étaient perçues comme des produits de deuxième choix, aujourd’hui, le concept a totalement changé. Alors, Stileex Post a tenu à faire un sondage dans la capitale de la Grande Île, pour connaître la vision de ces derniers sur la friperie actuelle.

La friperie à Madagascar en image

Les Tananariviens et les friperies en image
Les Tananariviens et les friperies en image

Les Tananariviens sont très attachés à la friperie

D’après nos chiffres, les malgaches, hommes et femmes, courent toujours pour trouver leur joie dans les balles de friperie. Sur les 902 Tananariviens sondés sur le sujet de la friperie à Madagascar, la quasi-totalité, à 86%, nous a confessé qu’ils préféraient acheter des fripes.

Près de 775 Tananariviens sur les 902 sont très "friperies"
Près de 775 Tananariviens sur les 902 sont très « friperies »

Une minorité, à 14% tout de même, n’est pas vraiment intéressée par cette pratique. Selon les personnes aisées (43%), l’achat de fripes ne fait pas partie de leurs habitudes, car elles ont les moyens d’acquérir des produits sans recourir à un tel procédé. Pour d’autres personnes (31%), cela reste une question d’hygiène avant tout.

La honte des 19% des Tananariviens sondés de se pencher au marché ou d’entrer dans les boutiques les empêche de jouir de la friperie à Madagascar. Pour les 4%, leurs raisons sont différentes des trois premières. 3% des citoyens ont préféré s’abstenir de répondre à la question.

L’achat de fripes pour les Malgaches est devenu en quelque sorte une tradition

Nous avons bien vu que les habitants de la Ville des Mille sont des accros aux fripes. En effet, la majorité des Tananariviens (62%) se font la belle avec un achat mensuel en moyenne de 2 à 8 fois. Seulement, 4% osent monter et s’offrir de la friperie jusqu’à 9 à 15 fois par mois.

Il y en a parmi les acheteurs qui se font discrets (22%), ces derniers ne passent par les friperies qu’une fois par mois. D’autres le sont encore plus car 11% des Tananariviens sondés n’achètent des fripes moins d’une fois dans le mois. Les affaires marchent très bien pour les vendeurs de fripes, surtout juste avant les deux saisons dominantes à Madagascar. Le « ririnina » ou la saison sèche avec un froid glacial, ainsi que le « fahavaratra » appelé aussi saison des pluies.

La friperie prend toujours une très grande place à Madagascar

La réponse est une évidence, un Tananarivien qui suit les traditions va obligatoirement aller au marché pour acheter des fripes. Mais aujourd’hui, l’influence du développement et les nouvelles technologies redonnent un nouveau visage au commerce de la friperie à Madagascar.

Les marchés de la friperie dominent toujours à Antananarivo, où les Tananariviens y achètent principalement des fripes (96%). Mais après quelque temps, des boutiques se sont formées ici et là pour ne vendre essentiellement que ce genre de produit.

Des boutiques de friperie commencent à ouvrir dans la capitale
Des boutiques de friperie commencent à ouvrir dans la capitale

Ce cadre sécurisé et approprié commence à être apprécié par les citoyens de Tana, en tout cas par les 3%. Les ventes en ligne sur les réseaux sociaux, comme Facebook, n’intéressent pas trop les acheteurs de friperie à Madagascar, avec moins de 1%.

Les Tananariviens aiment les achats spontanés dans les marchés de friperie

Aujourd’hui, découvrez dans quel marché de friperie d’Antananarivo les Tananariviens vont-ils le plus souvent. Cliquez sur l’infographie téléchargeable un peu plus haut :

  • Mahamasina : 35%
  • Ambodin’Isotry : 26%
  • Andravoahangy : 20%
  • Analakely : 17%
  • Anosibe : 1%

Nous pouvons voir aussi que 78% des citoyens de la capitale de Madagascar font des achats spontanés en fripes. De l’autre côté, 18% préfèrent suivre leur planning. Sur cette question, 4% des sondés sont restés muets.

Aujourd'hui, les Tananariviens choisissent surtout les fripes cintrées et suspendues
Aujourd’hui, les Tananariviens choisissent surtout les fripes cintrées et suspendues

Selon les Tananariviens sondés, 83% d’entre eux ne s’offrent que les fripes suspendues sur des cintres. Les 15% aiment aussi les produits étalés sur une table ou même par terre. Mais 2% n’ont pas voulu émettre d’avis.

Les citoyens recherchent surtout des pièces uniques et des vêtements de qualité

Apparemment, les habitants de Tana tiennent à la friperie. Selon eux, il y a d’abord la qualité des vêtements (26%) et aussi des pièces uniques (26%). Sans oublier les vêtements de marque (18%), car à Madagascar, on n’est jamais en retard. Le prix très abordable (16%) attire aussi le grand public. Mais 9% des citoyens n’achètent que des fripes parce que c’est amusant.

Comme nous sommes dans la période sèche et hivernale, les citoyens veulent d’abord des vêtements bas c’est-à-dire pantalons, jupes ou shorts (28%) et hauts (27%). Les chaussures (15%), les sous-vêtements (10%) et les sacs (10%) viennent à la seconde place, juste devant les chaussettes et les chapeaux, avec 5% chacun. La friperie à Madagascar fait même de l’ombre aux belles confections malgaches.

Pour les Tananariviens, la friperie n’a pas besoin de budget mensuel

De nos jours, plus de 8 personnes sur 10, soit 85% des Tananariviens ne se soucient pas vraiment du budget à consacrer pour la friperie à Madagascar. Comme nous l’avons vu un peu plus haut, ces derniers acquièrent des fripes à l’improviste. Donc les Malgaches n’ont pas besoin de planifier leurs courses pour se pencher dans les fripes.

Certes, il n’y a que 13% des personnes sondées qui consacrent un budget pour les fripes. Mais selon les chiffres, on dirait que les citoyens de la Ville des Mille ne regardent pas vraiment les dépenses. Voyez par vous même :

  • 5 000 Ariary à 10 000 Ariary : 10%
  • 10 001 Ariary à 20 000 Ariary : 14%
  • 20 001 Ariary à 30 000 Ariary : 13%
  • 30 001 Ariary à 40 000 Ariary : 20%
  • 40 001 Ariary à 50 000 Ariary : 16%
  • 50 001 Ariary à 80 000 Ariary : 21%
  • 80 001 Ariary à 100 000 Ariary : 6%

L’on remarque bien ici que ces quelques Tananariviens engagés préfèrent largement les produits de la friperie aux vêtements en vente dans les boutiques et autres magasins à travers toute la capitale. En effet, même avec le coût de la vie actuel, 25% de ces derniers ont avoué que la friperie la plus chère qu’ils aient acheté coûtait de 30 000 à 40 000 Ariary. Il en est de même (25%) pour les personnes qui se payent des produits de 10 001 à 20 000 Ariary. Et pas plus loin, 22% restent entre les deux, c’est-à-dire entre 20 001 et 30 000 Ariary.

Conclusion de ce sondage sur la friperie à Madagascar

Depuis ma tendre enfance, j’ai toujours vécu dans ce monde où la friperie est toujours dominante. Il faut l’admettre, les fripes sont constamment présentes à Antananarivo. Tous les Tananariviens de n’importe quelle classe ou catégorie sociale avouent apprécier la qualité des fripes d’aujourd’hui. Une bonne partie des citoyens de la capitale de Madagascar dépensent sans compter rien que pour les fripes, car ces derniers espèrent y trouver leur bonheur. Personnellement, je trouve que les séances de courses de fripes entre filles, entre famille ou même en couple dans les différents marchés peuvent aussi devenir un moment anti-stress. Bref, je pense que la friperie à Madagascar est devenue une culture à part entière pour tous les Malgaches.

1 COMMENTAIRE

  1. Je suis personnellement attirée par les friperies, car j’y trouve très souvent des pièces de marque et uniques à prix abordable. Je ne définis pas un montant précis de dépense chaque mois, je fais plutôt des achats spontanés. Il est vrai que les friperies sont un bon business à Madagascar. Pour ceux et celles qui sont intéressés comme moi, je vous conseille d’aller à Ambodin’Isotry surtout le samedi, et à Mahamasina le jeudi.

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Tsiry Razafindrazaka
Tsiry Razafindrazaka
Vocation ou passion, depuis ma tendre enfance, je me suis démarqué des autres avec mon attachement à tout ce qui touche aux médias. L'un de mes plus grands rêves, écrire pour un grand quotidien ou une revue, se réalise enfin en prêtant ma plume au Stileex Post. Je suis tellement fier d'être entouré d'une équipe dynamique et passionnée, tout simplement à mon image.