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26/07/2018. Le tourisme est connu pour être une activité apporteuse de devises. D’ailleurs, au côté d’autres secteurs comme le BTP, les entreprises franches, le transport, ou encore la pêche et les mines, le tourisme figure parmi les axes-clés privilégiés par le gouvernement malgache pour tirer la croissance vers le haut. Mais pour espérer faire recette, encore faut-il arriver à séduire les touristes, les faire rester assez longtemps pour dépenser leurs budgets, et surtout les fidéliser pour qu’ils reviennent.

Dans cette optique, il serait intéressant de prendre la température de la réputation de l’Île Rouge auprès des touristes étrangers et quoi de mieux pour cela que de hanter les sites de voyage et autres forums spécialisés.

Madagascar, ton univers si diversifié

Ne vous fiez pas à cet hommage absolument raté au générique de la série Dallas, ce titre super accrocheur décrit bel et bien Madagascar. Nous avons la chance d’avoir concentré dans les 587 295 km² de notre territoire, un échantillon de chaque destination du monde :

Des plages de sable blanc

Le pays compte évidemment une ribambelle de plages. Difficile de faire autrement quand on a 5 000 km de côte aussi. Il est possible d’y faire de la plongée sous-marine, du kite surf, du snorkeling, du surf, etc.

Lagons, eaux d’émeraude ou turquoises et sable chaud, les plus belles plages malgaches se trouvent à Ifaty, Foulpointe, Sainte Marie ou encore Nosy Be (et j’en oublie sûrement). Elles n’ont absolument rien à envier aux côtes californiennes ou tahitiennes (les Vahinés en moins, les baleines en plus !).

La beauté de la plage malgache
La beauté de la plage malgache

Des montagnes et des hommes

L’île possède aussi des formations rocheuses (ou carrément des montagnes) où il est possible de faire du trail, de la randonnée et même du canyoning.

C’est vrai qu’après, ce n’est pas les Alpes ou le Trou de Fer (à la Réunion), mais lors des saisons des pluies (octobre à avril), l’Isalo offre d’intenses sensations aux amateurs, et n’oublions pas la montagne d’Ambre et les désormais mondialement célèbres Tsingy de Bemaraha.

Paysages arides

Dans le sud se trouvent des étendues semi-désertiques que ne renierait pas Bear Grylls. Des plaines à peine entrecoupées de petits monticules ici et là dans un climat aride (0,5 m de pluie par an).

Les voyageurs faisant route vers l’extrême sud de Madagascar seront confrontés à de longues portions de route horriblement rectilignes comme on en trouve à la pelle aux États-Unis. Seule distraction que vous trouverez sur cette route nationale (la RN 7) : compter les cactus et fourmilières que vous laisserez derrière vous.

Bear Grylls, un homme, un vrai
Bear Grylls, un homme, un vrai

Des forêts majestueuses

Bien que l’on rencontre des forêts subhumides sur les hauts plateaux, les forêts tropicales de Madagascar sont massées sur la côte est de l’île et débordent un peu vers le nord. Ce sont de belles forêts humides et verdoyantes faites d’arbres épais et massifs, et striées ici et là de ruisseaux et de cascades. On vous lâcherait en plein milieu que vous vous croiriez en Nouvelle-Zélande.

Sans surprise, on y trouve une biodiversité incroyable dont plusieurs espèces endémiques allant des serpents, aux caméléons, en passant par des (micro) grenouilles jusqu’aux fameux lémuriens. Cette biodiversité est d’ailleurs l’une des forces de Madagascar qui n’hésite pas à la pousser en avant pour charmer les touristes : 92% des mammifères sur l’île lui sont ainsi propre, de même que 89% de sa flore (Source : Edbm). C’est ce qui nous fait parler d’écotourisme depuis un bout de temps pour les attirer.

L’Île Rouge est encore un pays indompté, sauvage, dans le sens où le tourisme ne l’a pas encore défiguré. Et c’est, à mon sens, tout ce qui fait le charme de notre pays. On est loin de ce qui se passe en Thaïlande par exemple : dans les années 70, ce pays était à 350 000 touristes/an. Les derniers chiffres officiels, de l’Autorité du tourisme de Thaïlande, parlent de 35,4 millions en 2017 avec un secteur touristique qui y représente désormais 18% du PIB, mais à quel prix !

Les chiffres du tourisme à Madagascar

On ne va pas se mentir, le secteur touristique à Madagascar n’est pas (encore) le secteur porteur qu’on aimerait qu’il soit. La faute à cette fâcheuse tendance qu’on a de mettre le feu et de tout faire péter quand on n’est pas content.

1972, 1991, 2002 et 2009, 4 crises politiques majeures ont secoué le pays depuis son indépendance en 1960. Et comme le dit l’adage, quand la sécurité va à vau-l’eau, les touristes ne se font pas de vieux os ! :P

Prenons l’année 2009 et voyons concrètement comment la crise politique de cette année-là, conséquente à une élection présidentielle (comme celle de 2002), a impacté le tourisme.

Le creux de 2013 s'explique par la tenue des élections qui a effrayé les touristes
Le creux de 2013 s’explique par la tenue des élections qui a effrayé les touristes

Un coup d’oeil suffit à remarquer le plongeon en 2009 : d’un total de 375 010 touristes visitant la Grande Île en 2008, on arrive à 162 687 touristes en 2009 (même pas la moitié). Le pire, c’est que le secteur touristique, bien que résilient, met du temps à se relever (ben oui, il faut regagner la confiance des voyageurs).

Pour aller plus loin, voici un comparatif détaillé des arrivées de touristes 2008/2009/2010 dans le pays.

2009 est bien loin en dessous de 2008
2009 est bien loin en dessous de 2008

Pour mettre ce dernier graphique dans un contexte, il faut savoir que la saison touristique commence en avril dans la Grande Île. La haute saison tombe de juillet à octobre, tandis que le mois enregistrant le moins d’arrivées est le mois de février. On s’aperçoit aussi de manière flagrante que les scores globaux de 2009 et de 2010 sont très en deçà de celui de 2008.

Heureusement, les politiques nationales sont aujourd’hui penchées sur le développement du tourisme et si celui-ci n’a représenté que 2,8% du PIB en 2014 (source : Ministère de l’Économie et du plan), elle a été de 6% en 2017 (source : Ministère du Tourisme). Il faut dire que les efforts ont été concrets entre la promotion des différents festivals locaux (Donia, Rencontres du Film Court, Festival des baleines, etc.), les accompagnements offerts aux investisseurs, et les investissements publics faits dans le secteur comme l’injection de 2 milliards d’euros dans les infrastructures en 2017 (routes, électrification et aéroport).

Du coup, sans aller jusqu’à dire que tout va maintenant bien dans le meilleur des mondes, la tendance des visites touristiques dans la Grande Île est à la hausse, surtout que les efforts gouvernementaux ont été (un peu) suivis par le secteur privé comme le montre les graphiques suivants qui dévoilent l’évolution de l’offre de 2007 à 2016 (nombre de chambres et d’entreprises de voyages et de prestations touristiques -EVPT-).

Une augmentation timide mais constante du nombre de chambres et d'EVPT à Madagascsar
Une augmentation timide mais constante du nombre de chambres et d’EVPT à Madagascsar

Du côté des recettes, une chose bizarre se passe. On s’aperçoit que, contrairement à la courbe des fréquentations qui joue aux montagnes russes, celle des recettes va crescendo depuis 2009. Les recettes de l’année 2017 représentent ainsi presque 2,5 fois celles de l’année 2008, pourtant de loin l’année la plus faste de ces 10 ans passés en termes de fréquentation. C’est simple : si en 2008, un touriste de passage dépensait 2 280 000 Ar en moyenne au cours de son séjour, en 2017, il en aura dépensé 8 130 000 environ.

Les recettes du tourisme, ici en milliards de MGA, n'ont fait qu'augmenter depuis 2009, dépassant le millier de milliards en 2014
Les recettes du tourisme, ici en milliards de MGA, n’ont fait qu’augmenter depuis 2009, dépassant le millier de milliards en 2014

Est-ce là représentatif d’une amélioration de l’offre touristique malgache ? Il est vrai que vu les efforts faits en ce sens et il serait normal de voir là la concrétisation des volontés des secteurs publics et privés à faire décoller le secteur tourisme de Madagascar. En tout cas, le magazine National Geographic Traveler ne s’y est pas trompé et a cité notre belle île dans les destinations “Best of the world 2018” dans son édition de décembre 2017/janvier 2018.

Pour finir, intéressons-nous à la nationalité de nos visiteurs. Si l’on se fie aux statistiques de la Police de l’air et des frontières de l’aéroport d’Ivato (PAF-Ivato), les visiteurs non résidents visitant Madagascar viennent essentiellement de la France (60%), suivent ensuite les ressortissants mauriciens et chinois (3% de chaque). Dans l’absolu, les Européens représentent 72% de nos visiteurs tandis que ceux venant du continent américain, incluant les États-Unis et le Canada, ne sont que 4%. C’est moins que ceux venant d’Asie, incluant la Chine, avec leur 7%.

En moyenne enfin, un touriste de passage à Madagascar reste pour une vingtaine de jours (source : Ministère du Tourisme).

Madagascar vu par les étrangers sur internet

À l’heure où les réseaux sociaux offrent le pouvoir à la masse et où des sites comme Foursquare, Tripadvisor, ou même des forums comme XDA Developers ou cryptoFR deviennent des sources d’expertise dans leurs domaines respectifs, il devient intéressant de se pencher sur ce qui se dit sur la Grande Île en ligne.

Les sites et forums francophones

Houla, comment dire. Franchement, les sites francophones ont une nette tendance à être pollués par des trolls. Alors oui, tout le monde est libre d’exprimer son avis et c’est d’ailleurs pour cela que leurs messages ne sont pas supprimés, mais il faut tout de même admettre que des “exciteurs” de foule, il y en a beaucoup.

Il suffit qu’un membre relate, avec plus ou moins d’amertume et de colère, une expérience désastreuse pour qu’ils se regroupent tous sur le topic comme des mouches sur, comment dire, quelque chose de pas fameux : « Il faut rappeler aussi les deux humanitaires assassinés à Sainte Marie, le Lynchage des deux vazaha à Nosy Be et aussi les assassinats dans la région de Tulear. » dit l’un en réponse à un inscrit qui s’est fait voler ses affaires dans son bungalow. Et il continue « Personnellement, je déconseille aux touristes de venir dans ce pays en ce moment [Ndlr : juillet 2018] et surtout cette année qui sera certainement chaude à cause des élections présidentielles… ». Passer d’un cambriolage, certes fâcheux, à des meurtres, faut le vouloir.

On finit alors par décrire Madagascar comme un pays anarchique, corrompu et abandonné par les services d’ordre où règne la loi du plus fort. Bref, l’Irak quoi.

C'est Bagdad, frère, c'est Bagdad...
C’est Bagdad, frère, c’est Bagdad…

En lisant ça, et en faisant le recoupement avec des faits divers comme les médias aiment bien en rapporter (de toute façon, qui s’intéresse à un pays où tout va bien?), certains vont jusqu’à annuler leur séjour pourtant planifié depuis un moment !

Alors, oui, il est vrai que des touristes se font bel et bien agressés/attaqués à Madagascar, surtout dans les régions touristiques de l’ouest et du nord ouest de l’île où les bandits de grand chemin ont semble-t-il compris le filon.

Un retour sur une "mauvaise expérience" dans le nord-ouest de Madagascar
Un retour sur une “mauvaise expérience” dans le nord-ouest de Madagascar

Après, y en a aussi qui ont traversé toute l’île sans que la moindre chose ne leur soit arrivée.

3 mois sans accroc, de la chance ?
3 mois sans accroc, de la chance ?

Qu’en est-il alors vraiment ? Eh bien c’est très simple : comme dans tous les pays du monde, il y a des criminels à Madagascar. Oserais-je même dire que ce n’est pas pire que le Mexique (enlèvements), le Pérou (qui a aussi ses bandits de grand chemin, en vachement pire), l’Égypte (attentats) et même les Bahamas (évitez Nassau la nuit). Seulement voilà, on tombe plus facilement sur des coupe-jarrets à traverser une ruelle sombre à minuit vingt qu’à Analakely dans les arcades à midi. Eh oui, tout est question d’attitude quand on visite un pays.

Malheureusement, les topics les plus commentés et populaires sont ceux relayant les évènements “croustillants” sur l’état de la violence et l’insécurité dans la Grande Île. Comme une sorte d’acharnement où tout le monde y va de son grain de sel. Les messages positifs, eux et il y en a, n’ont que peu de portée finalement. Ce qu’il y a d’intéressant à remarquer par contre, c’est que ces posts viennent surtout de vieux contributeurs qui ont de l’expérience et ça, ça veut tout dire.

Les sites et forums anglophones

Bizarrement, les forums et sites anglophones sont moins toxiques que leurs pendants francophones. Bien que la question de la sécurité soit abordée, avec plus ou moins d’inquiétude de la part des aspirants visiteurs, elles sont sincères et sans a priori.

Les réponses données sont également moins alarmistes et plus terre à terre que sur les forums français. Pas de jugement de valeur ici, que des faits évoqués, et surtout, on ne s’arrête pas à “des touristes ont été attaqués dans tel lieu”. On continue aussi en disant, “les autorités locales ont déployé un convoi pour les escorter après coup, la destination a été annulée par le tour opérateur jusqu’à ce que la route soit sécurisée”. Des faits, des faits, et des faits, sans chercher à manipuler les opinions ni à faire dans le grandiloquent. Les commentaires sont donc moins virulents et moins “parti pris”.

Résultat, même si on retrouve le même contenu sur les sites francophones et anglophones (à savoir des demandes de conseils, partages de bons plans, avertissements, etc.), et que les questions sur la sécurité sont récurrentes, il faut avouer que les forums en anglais sont les plus constructifs.

Et officiellement ?

Il faut savoir que les principaux pays étrangers mettent à disposition de leurs ressortissants voyageurs des recommandations qu’ils peuvent consulter s’ils veulent se faire une idée de l’état d’un pays qu’ils comptent visiter. Voici donc comment la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et la Belgique voient Madagascar à la date de la rédaction de cet article (très important).

La France

Le gouvernement français n’y va pas de main morte : « Les risques liés à la criminalité de droit commun sont élevés. Les zones inhabitées, y compris les parcs nationaux ou les plages, sont propices aux agressions de touristes par des bandes armées, parfois d’une grande violence. ».

Ce n’est pas tout : « Dans les principales agglomérations, les conditions de sécurité sont précaires. La délinquance sur la voie publique (agressions, vols à la tire, vols dans les véhicules) et les cambriolages de résidences sont très répandus. »

Et « La route présente à Madagascar des situations de risques permanents ». Bon, ça, c’est (un peu) vrai…

(source : diplomatie.gouv.fr)

Les États-Unis

Les Ricains sont plus pragmatiques que les Français. Ils notent «  Exercise normal precautions in Madagascar. Some areas have increased risk. » En gros, là où la France nous place en risque niveau 2 (vigilance renforcée), les États-Unis, eux, nous placent en niveau 1 (tout est normal, soyez juste prudents comme d’hab :D).

Ils disent toutefois que des zones sont plus à risque que d’autres, notamment celles qui concentrent beaucoup de touristes (comme, dis plus haut, dans le nord-ouest).

(source : travel.state.gov)

Le Royaume-Uni

Le gouvernement de Sa Majesté énumère, région par région, les principaux hauts faits des criminels malgaches, revenant même sur “l’attentat” du 26 juin 2016. Ils notent aussi une augmentation des attaques sur la RN1B, RN35, RN34, RN27, RN10 et RN7 qui se font surtout la nuit.

L’avantage, c’est qu’ils font une liste des endroits « chauds » et des arnaques les plus communément utilisées dans le pays contre les étrangers. L’inconvénient, c’est qu’il y a là de quoi rendre parano n’importe quel Occidental sain d’esprit.

Après, ils restent stoïques : « Robberies, theft and street crime occur frequently in towns and cities, in nature reserves and on beaches. » Traduction : Cambriolages, vols et crimes de rue arrivent fréquemment dans les villes, dans les réserves naturelles et sur les plages ». Ouais, et 100 % des accidents domestiques arrivent à la maison…

(source : gov.uk)

Le Canada

Nos amis canadiens préviennent d’emblée : « Faites preuve d’une grande prudence » si vous allez à Madagascar. Ils continuent mettant l’exergue sur l’insécurité à Madagascar, entre bandes armées, cambriolages et enlèvements. Les zones fréquentées par les touristes seraient ainsi spécialement visées.

Ils continuent ensuite en listant les zones à risque, en soulignant le manque de fiabilité des taxis-brousse et des marquages au sol.

(source : voyage.gc.ca)

La Belgique

La Belgique, à l’instar des États-Unis, reste objective. Elle prévient ses citoyens qu’à Madagascar, il y a des régions à éviter, et que, d’une « manière générale la plus grande vigilance est toujours recommandée pour les Belges et les touristes étrangers se trouvant sur place ». Pas de drama, et c’est tout à leur honneur.

(source : diplomatie.belgium.be)

En résumé

Les avis sur Madagascar sur Internet se divisent en 3 grands groupes :

  • Ceux qui détestent la destination, les gens ou les deux parce qu’ils ont eu une mauvaise expérience au pays (vol, arnaque, détroussage en règle, etc.).
  • Ceux qui aiment la destination, mais pensent dur comme fer que le pays est instable et donc dangereux.
  • Ceux qui voient que Madagascar est comme n’importe quel autre pays : il y a de la criminalité, les forces de l’ordre ne peuvent pas forcément y faire face et qu’il faut, de toute manière, être prudent et ne pas tenter le Diable.

Sourire et insécurité

Il est vrai que l’insécurité est préoccupante dans la Grande Île et que, comparer au Canada ou à la Belgique, c’est carrément le Far West. Mais faut quand même pas exagérer. Oui, il est déconseillé de rouler de nuit sur les routes nationales et oui, des vols il y en a tous les jours, des agressions aussi. Comme partout non ? Les dispositifs de la gendarmerie bouclent les villages chaque nuit pour faire respecter un “couvre-feu routier” et des camions de militaires sont vu ici est là dans la capitale “au cas où”. Mais que cela soit amplifié et monté en sauce pour surexciter les foules, c’est en faire trop.

Le bon côté maintenant, c’est qu’au-delà des questions de sécurité, une chose revient souvent : beaucoup, même de ceux qui se sont fait arnaquer par un tour opérateur minable, pensent que les Malgaches sont un peuple tip top :)

Souriants, sociables et respirant la joie de vivre, les Malgaches ont charmé les touristes de passage par leur bon coeur malgré la pauvreté qui est la leur. D’ailleurs, d’aucuns auront remarqué que ceux qui étaient les plus accueillants habitaient loin des villes et possédaient souvent très peu. Et je rajouterais qu’il suffit de bourlinguer quelques semaines dans la Grande Île en adoptant une simple prudence somme toute logique, comme celle que tout touriste devrait avoir dans n’importe quel pays (ne pas voyager de nuit, ne pas montrer son argent, etc.), pour voir que Madagascar n’est pas plus dangereux qu’ailleurs et qu’on peut même compter sur l’habitant pour avoir un gîte ici, un couvert par là.

Il serait dommage de rater toute cette aventure à cause d’un ou deux trolls sur un forum, vous ne trouvez pas ?

> Voir aussi : Le résultat de l’e-commerce 2018 à Madagascar

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JessieRaymondAndriatiana RakotomangaGuien Auteurs de commentaires récents
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Jessie
Invité
Jessie

Bonjour, Merci beaucoup pour ce très bon article.
Notre expérience de Mada d’il y a 6 mois avec de jeunes enfants a été très positive. Ce qui serait intéressant de connaitre ce serait les statistiques concernant ces agressions de touriste. Au final, il semblerait que les seuls que l’on voit sur les forums internets sont ceux qui ont eu de très mauvaises expériences. Par contre les autres 1000ers de touristes qui ont visité Mada, on en entend pas trop parler. Ma question est donc qu’en est-il réellement du nombre de touristes agressés chaque année comparé à la totalité des touristes qui s’y rendent? Peut-être que au final proportionnellement on se retrouverait avec les mêmes données qu’une ville comme Paris.

Raymond
Invité
Raymond

Merci de votre réponse Andriatiana.
Je comprends très bien votre réponse. D’ailleurs je m’y attendais.
D’autant plus que de nombreux touristes qui viennent de la métropole passent par La Réunion, avec la compagnie Air Austral. Ce qui rend la chose plus compliqué.
Mais j’aurais une question

Je connais assez bien la région de Nosy bé et de Diégo. A-t-on le droit, sur votre site, de citer quelques adresses, et de conseiller quelques lieux à visiter afin d’aider les touristes?

Bien sûr je n’ai aucun intérêt personnel.

Cordialement

Guien
Invité
Guien

Article intéressant et et assez objectif.
Je me sus rendu plusieurs fois à Madagascar. Je n’ai jamais eu de problème de sécurité. J’espère pouvoir le dire après mon prochain séjour dans un peu plus d’un mois. Mais le risque zéro est égal à 0.
J’aurai souhaité une précision sur l’origine des touristes.
Dans les 60 % de français; est-il possible de connaître la part des réunionnais. Il me semble qu’il y en a de plus en plus. Dû principalement à la proximité entre les deux îles un peu moins d’1H50 de vol .