Voici la liste la plus exhaustive que vous pourrez trouver sur le web contenant des exemples d’indicateurs de performance ou KPI (indicateurs clés de performance). N’oubliez cependant pas que chaque entreprise est unique et qu’elle doit définir au cas par cas ses propres indicateurs. Utilisez cette liste pour vous inspirer !

Indicateurs commerciaux

Nombre de nouveaux clients

C’est tout simple mais également révélateur : le nombre d’acquisition de nouveaux clients sur une période donnée.

Cet indicateur de performance permet de juger de l’adéquation du produit et de son prix avec le marché, de l’efficacité de l’équipe marketing et commerciale et permet de juger de l’avenir financier de la société.

Par exemple, il est plus adéquat de juger une société nouvellement créée sur le nombre d’acquisition de nouveaux clients que sur sa rentabilité ou encore sur son taux de résiliation.

Pour les entreprises existantes depuis déjà plusieurs années, cet indicateur de performance permet de juger de sa capacité à renouveler ses gammes de produits pour séduire de nouvelles parts de marché.

Exemples d'indicateurs de performance
Exemples d’indicateurs de performance

Nombre de prospects et taux de transformation

Mesurer le nombre de nouveaux prospects sur une période donnée permet de juger de la capacité de l’équipe commerciale et l’équipe marketing à acquérir de nouvelles pistes.

Ce nombre de nouveaux prospects permet également de mesurer le potentiel restant du marché abordé.

Le taux de transformation est un exemple d’indicateur de performance directement lié au nombre de nouveaux prospects et concernent uniquement l’équipe commerciale.

Le taux de transformation est le rapport entre le nombre de prospects convertis en clients sur le nombre de prospects total.

Un mauvais taux de transformation dénote essentiellement des lacunes dans la force de vente ou un produit (ou un prix) mal adapté au marché.

Délai de transformation ou cycle de vente

Il s’agit du temps moyen entre le moment où le prospect a été abordé pour la première fois et celui où il devient client.

J’appelle le délai de transformation également “cycle de vente”.

On peut influer sur le cycle de vente, le but bien sûr étant de le raccourcir. On peut par exemple :

  • faire toutes les étapes de la vente en un seul rendez-vous
  • jouer sur des promotions pour accélérer la prise de décision du client (cf la négociation commerciale)
  • être plus réactif sur les questions “pre-sale” (pré-vente)
  • travailler l’image de la société pour gagner plus rapidement la confiance du client
  • obtenir et mettre en avant des références solides
  • accepter des conditions de paiement flexibles

Néanmoins, le cycle de vente dépend également beaucoup du type de produit / service que vous vendez. Il est évident que le délai de transformation pour la vente d’une cafetière est nécessairement plus court que celui de la vente d’une maison…

Taux de fidélité

Le taux de fidélité peut revêtir plusieurs formes comme par exemple un nouvel achat d’un client existant ou une nouvelle visite d’un même internaute sur un site web.

Le taux de fidélité se calcule comme étant le rapport d’une action (achat ou visite par exemple) d’un individu déjà client sur le nombre total d’action de tous les clients (nouveaux et existants), étant donnée une période définie.

Ainsi, si on dit que le taux de fidélité d’une boutique est de 30%, cela signifie que sur les dernières ventes de la période, 30% ont été faites par des clients existants.

Le taux de fidélité est un exemple d’indicateur de performance important car il indique clairement le niveau de satisfaction du client et la capacité de l’entreprise à rester compétitive et à répondre à la demande du marché.

De plus, tout le monde sait qu’il coûte bien plus cher d’acquérir un nouveau client que de conserver un client existant.

Cet indicateur clé de performance est à rapprocher du taux de renouvellement (ou du taux de résiliation) dans le cas des abonnements récurrents.

Nombre de commandes annulées

Il n’est jamais agréable de recevoir une demande d’annulation de commande et cela peut être symptomatique d’une méthode de vente trop agressive ou de commerciaux malhonnêtes.

On peut aussi considérer le ratio nombre de vente annulées sur le nombre total des commandes sur une période donnée.

> A noter que les bons logiciels de gestion commerciale proposent des tableaux de bord complets.

Indicateurs pour les abonnements

Taux de résiliation

Le taux de résiliation est un excellent exemple d’indicateur clé de performance pour toute société basant son business model sur des abonnements, comme par exemple :

  • La télésurveillance
  • L’hébergement web
  • La télécommunication
  • Les chaînes câblées et satellites
  • Les services de maintenance
  • La géolocalisation
  • etc.

Le taux de résiliation est le rapport du nombre de contrat annulé sur le nombre total moyen de contrats en cours sur une période donnée.

Par exemple, si durant un mois, 2 contrats ont été annulés et qu’il y avait 10 contrats en cours, alors le taux de résiliation de ce mois est de 20%.

C’est un indicateur très intéressant car il permet d’avoir une information sur de nombreux paramètres :

  • la compétitivité de l’entreprise
  • la satisfaction client
  • la perte de part de marché
  • la qualité du service
  • l’efficacité du service client

Le but étant bien sûr d’avoir le taux de résiliation le plus bas possible.

Taux de renouvellement

Il y a le taux réciproque au taux de résiliation : le taux de renouvellement.

Son calcul est donc similaire : ratio du nombre de contrats reconduits sur le nombre total moyen de contrats en cours sur une période donnée.

Néanmoins cet indicateur de performance peut poser problème pour les entreprises proposant des abonnements avec des fréquences de renouvellement différents en fonction des clients.

Par exemple, avoir à la fois des contrats à renouvellement mensuel et annuel pourra fausser les calculs et sur-évaluer ou sous-évaluer le taux de renouvellement. C’est pour cela qu’on lui préférera le taux de résiliation.

Age moyen des contrats

C’est un exemple d’indicateur de performance auquel on ne pense pas toujours. Pourtant son calcul est d’une simplicité déconcertante et il permet de juger de la fidélité des clients acquis.

Néanmoins, cet indicateur clé de performance ne peut à lui seul indiquer une tendance positive ou négative de l’évolution d’une entreprise.

Par exemple, si l’âge moyen des contrats diminue, cela peut être dû à la perte d’une clientèle ancienne ou à l’acquisition de nouveaux clients.

Indicateurs pour l’exploitation

Taux d’utilisation effective

Le taux d’utilisation effective d’une machine ou d’un ensemble de machine est le ratio entre le temps réel de son utilisation sur le temps total disponible.

Cet indicateur se calcule comme suit :

Taux d’utilisation effective = Temps utilisé / Temps disponible

Prenons le cas d’une flotte automobile d’une société de sécurité. Ces véhicules sont disponibles en moyenne 600 heures par mois (le reste étant utilisé pour les réparations et les entretiens divers). Si l’utilisation moyenne de cette flotte est de 500 heures (car par exemple, certains véhicules restent au parking par manque de conducteur ou par manque d’interventions), alors le taux d’utilisation effective est de 83,3 %.

Autre exemple : prenons le cas d’une société de services web. Cette société possède 10 ordinateurs dont la disponibilité est de 8h par jour, du lundi au vendredi. Or 5 de ces machines ne sont utilisées que par des employés en mi-temps, soit 4 heures par jour, du lundi au vendredi. Alors le taux d’utilisation effective de ces ordinateurs est de 75%.

Cet indicateur clé de performance est intéressant car il permet de détecter une sous-utilisation du matériel. Les actions à prendre sont multiples :

  • vente d’une partie des machines
  • embauche de nouveaux employés
  • création de nouvelles activités venant combler les “temps morts”
  • mise en place d’une exploitation en “3×8”

Taux de disponibilité

Le taux de disponibilité d’une machine est le ratio entre le temps où elle peut être fonctionnelle sur le temps total où elle doit être utilisée (appelé aussi temps requis).

Prenons l’exemple d’une usine de textile : une de leur machine à tisser doit normalement fonctionner 24h/24 pendant 28 jours par mois (le reste étant pour son entretien). Or, suite à des imprévus (coupures d’électricité, incidents, manque de matières premières), la disponibilité effective de cette machine n’a été que de 12h / jour pendant 28 jours. Alors le taux de disponibilité de cette machine n’a été que de 50%.

Le taux de disponibilité influe directement sur la rentabilité. On remarque également que le taux d’utilisation effective et le taux de disponibilité sont des indicateurs de performance complémentaires.

Un mauvais taux de disponibilité peut indiquer :

  • un mauvais entretien du matériel
  • un mauvais approvisionnement (en matières premières ou en énergie)
  • des vols et autres actes malveillants
  • une utilisation non appropriée ou abusive du matériel

Taux d’indisponibilité

Réciproquement, on peut aussi parler de taux d’indisponibilité. Couramment utiliser dans le monde de l’hébergement web par exemple, où le taux d’indisponibilité représente le rapport entre le temps de non fonctionnement d’un serveur sur les 30 derniers jours.

Le taux d’indisponibilité d’un service en général est le temps pendant lequel un client ne peut utiliser le service sur les 30 derniers jours.

Le taux d’indisponibilité agit directement sur la satisfaction et la fidélité d’un client.

Taux de rendement synthétique TRS

Le taux de rendement synthétique est la multiplication de 3 autres taux :

  1. le taux de disponibilité
  2. le taux de performance
  3. le taux de qualité

Pour simplifier sa compréhension et son calcul, on va s’en tenir à un exemple pragmatique :

Soit M une machine de production
Soit T une période temps (exemple T = 24 heures).
Soit Pt la quantité de pièces qui devrait être théoriquement produite par la machine
Soit Pr la quantité de pièces en bon état réellement produite

Alors le taux de rendement synthétique de la machine M sur la période T est défini par la formule :

TRS = Pr / Pt

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un bon indicateur synthétique vous économisant le suivi de 3 autres indicateurs. Cependant, en cas d’anomalie de ce KPI, il faudra faire une analyse approfondie avant de savoir d’où vient le problème.

Taux de retard de service

Indicateur de performance particulièrement adapté au secteur du transport de passagers ou de marchandise.

Par exemple, le taux de retard des décollages est un indicateur clé très important dans le domaine du transport aérien. Je vous renvoie à cet article pour une étude de cas sur cet indicateur clé dans le cadre d’une compagnie aérienne.

Son calcul est très simple : rapport entre les retards de service sur le nombre total de départ ou d’arrivée sur une période donnée.

Temps d’attente dans la file

C’est le temps que doit attendre un client dans une file d’attente avant que sa demande ne soit traitée.

Par exemple, dans le cas d’un supermarché, c’est le temps qu’un client passe dans la queue d’une caisse.

L’inconvénient de cet indicateur de performance réside dans la difficulté de le calculer. Il faut en effet que l’entreprise soit équipée d’un système de gestion des files d’attente, le genre de système que nous voyons dans certaines administrations et banques où le client doit prendre un ticket avec un numéro et attendre qu’un écran numérique lui indique que c’est son tour.

Autrement il s’agit d’un excellent exemple de KPI permettant à la fois de juger la satisfaction client et l’efficacité du personnel traitant les demandes. De plus, cet indicateur de performance peut permettre de prévoir automatiquement le nombre de personnel (caissiers par exemple) en fonction des jours et des heures.

Nombre de défaut en sortie

C’est tout simplement le nombre de produit fini comportant un défaut.

Cet indicateur de performance dénote :

  • de processus de fabrication inadaptés
  • d’employés insuffisamment formés
  • d’équipes en sous effectif
  • de matières premières de mauvaise qualité
  • de problèmes au niveau des machines de production

Nombre d’heures supplémentaires

L’utilisation d’heures supplémentaires doit être vu comme la carte joker d’un jeu de carte. Il faut y recourir intelligemment et avec parcimonie.

C’est un exemple de KPI indiquant un problème de charge de travail, de répartition des tâches, d’organisation ou d’outils inefficace.

Une heure supplémentaire coûte plus cher à une entreprise qu’une heure régulière. De plus, cela a un impact sur le bien-être des employés et leur fatigue général. N’oubliez pas que la productivité d’un employé n’est pas proportionnelle à ses heures de travail !

Rotation de stock

Cet exemple d’indicateur de performance représente la fréquence de renouvellement d’un stock sur une période donnée.

Il se calcule comme étant le rapport de la consommation de stock sur la quantité moyenne du stock sur une période T.

Rotation de stock = consommation / quantité moyenne du stock

Par exemple, une rotation de stock sur 1 mois égale à 2 signifie que le stock se renouvelle deux fois par mois.

La rotation de stock permet de juger :

  • l’efficacité des approvisionnements
  • l’efficacité de la gestion des stocks
  • des ventes en volume de l’entreprise
  • l’utilisation judicieuse de la trésorerie

Autres exemples d’indicateurs de performance pour l’exploitation

  • Stock de matières premières en nombre de jours de production
  • Stock de produits finis en nombre de jours de production

> A voir également le guide du logiciel de gestion de stock qui pourront vous permettre d’obtenir vos indicateurs de performance facilement.

Indicateurs pour le service après vente SAV

Délai de réponse

C’est le temps entre le moment où un client fait une réclamation ou pose une question et l’instant où un employé du service client lui répond.

C’est un très bon indicateur de performance et la plupart des helpdesk modernes permettent d’obtenir ce chiffre facilement.

On peut diminuer le délai de réponse SAV en agrandissant l’équipe du service client, en améliorant sa formation, en utilisant des outils helpdesk comme par exemple des réponses prédéfinies, etc.

Nombre de nouveaux tickets

Dans le jargon du SAV, un ticket représente une question ou une réclamation client. Donc sur une période donnée, cet exemple d’indicateurs clé de performance peut indiquer :

  • un problème d’ergonomie du produit
  • une documentation insuffisante ou erronée
  • un produit avec un haut taux de défaut
  • des workflows incomplets

On peut diminuer le nombre de nouveaux tickets en résolvant les points précédents, mais également en mettant en place un helpdesk proactif. Par exemple, un logiciel de service après-vente qui suggère des réponses d’une base de connaissance avant que le client n’ouvre le ticket.

Indicateurs pour la gestion de projet

Vélocité

Cet exemple d’indicateur de performance rentre dans le cadre d’une gestion de projet par la méthode AGILE, surtout utilisée dans le développement de logiciel.

Pour bien maîtriser cet exemple d’indicateur de performance, il faut connaître le concept de “story point” lié aux “sprints” de la méthode AGILE. Si ce n’est pas encore le cas, je vous invite vivement à lire mes articles traitant de ces sujets.

Le vélocité est la quantité de story points qu’un développeur ou une équipe de développeurs est capable de traiter durant un sprint.

Cet indicateur permet de juger clairement de l’efficacité, la dextérité et le savoir-faire d’un développeur. Il permet également de prévoir les délais de développement (remarque : un story point n’est pas une unité de mesure de temps, mais de taille).

Attention cependant, le vélocité est intimement lié à l’étape de quantification des tâches à traiter. Dans l’absolu, le responsable qui va attribuer les story points à chaque tâche peut volontairement les “gonfler” et ainsi améliorer artificiellement cet indicateur. Il est donc primordial d’avoir un responsable de confiance et d’établir un tableau de normes strict et précis.

Age moyen des tâches

Indicateur de performance suffisamment explicite et simple à mettre en oeuvre. L’idée est simple : le tenir le plus bas possible.

Si cet indicateur prend de l’ampleur, il faudra alors rentrer dans les détails pour déterminer les goulots d’étranglement.

Tâches créées vs Tâches résolues

Cet exemple d’indicateur de performance est simplement représenté par un binôme d’entiers, comme par exemple 27/34.

On en comprend facilement l’idée : si le nombre de tâches créées dépasse celui des tâches résolues alors on peut présager que l’équipe gérant le projet va se retrouver déborder, et inversement.

Contrairement au système de mesure des “story points”, cet exemple d’indicateur de performance ne repose sur aucune évaluation subjective.

Temps moyen de traitement d’une tâche

Indicateur encore une fois facile à comprendre et à mettre en oeuvre avec un logiciel adapté.

On pourra remarquer que cet exemple d’indicateur de performance pourra venir compléter la Velocity Chart.

Sprints required

Le “sprints required” est un indicateur de performance 100% home made. Il est facilement calculé comme étant le rapport du total des story points du backlog sur la vélocité moyenne de l’équipe.

Il donne le nombre de sprints nécessaires (sprints required), et donc le temps nécessaire, pour que toutes les tâches du backlog à l’instant du calcul soient traitées par l’équipe.

Indicateurs administratifs et financiers

Délai moyen de paiement client

Le délai moyen de paiement client est un parfait exemple d’indicateur de performance extrêmement simple et pourtant d’une grande utilité.

Le délai moyen de paiement client est révélateur de :

  • l’efficacité de l’équipe de recouvrement
  • la satisfaction client
  • la santé financière du marché
  • la praticité des moyens de paiement
  • le réalisme des conditions de paiement

Réduire le délai moyen de paiement client permet aussi d’optimiser la trésorerie et de faire de meilleures prévisions budgétaires. Bref un indicateur INCONTOURNABLE selon moi, d’autant plus important que la société est jeune et fragile notamment en phase de création d’entreprise.

Délai moyen de paiement fournisseur

Réciproquement, on peut aussi mesurer le délai moyen entre la réception d’une facture fournisseur et son paiement.

Pour certains, l’intérêt d’un tel indicateur de performance peut se révéler limité. Par contre pour d’autres, il peut être crucial.

Prenons l’exemple d’une société de distribution. Son activité consiste à acheter en gros à des fabricants pour revendre au détail à des particuliers. Le but de cette société est de repousser au maximum l’échéance de paiement fournisseur pour diminuer la trésorerie bloquée dans ses stocks, voire même encaisser d’abord le paiement des clients, puis après décaisser pour le règlement des fournisseurs. Les entreprises de la GMS (Grande et Moyenne Surfaces comme Auchan, Leclerc, Casino, les Magasins U, etc.) réussissent à obtenir des délais de paiement jusqu’à 3 mois !

Taux de blocage de paiement

Un blocage de paiement est par exemple le retour d’un chèque (sans provision, erreur sur signature, etc.), le rejet d’un prélèvement bancaire ou d’une traite, etc.

Le taux de blocage de paiement est donc le ratio entre les paiements bloqués sur le total des paiements sur une période donnée.

Un blocage de paiement est problématique car :

  • il nécessite un traitement manuel de la part de l’équipe administrative et financière
  • il engendre des frais bancaires
  • il rallonge le délai moyen de paiement client
  • il crée des tensions et des suspicions avec le client

Dans certains pays (comme Madagascar), ce taux de blocage de paiement peut être très élevé (40% par exemple).

Taux de clients à risque

Un client à risque est un client qui présente un potentiel non négligeable de défaut de paiement ou de refus de paiement, qu’on peut aussi appeler “mauvais client”.

Les identifier est déjà une première protection :)

Le taux de clients à risque est donc le rapport du nombre de ces clients sur le nombre total de clients.

Un haut taux de clients à risque démontre une fragilité du cash flow de l’entreprise.

Créances clients

Les créances clients figurent dans le bilan d’une entreprise en tant qu’actif. Peut-on parler d’un indicateur de performance ? Cela dépend des points de vue.

En attendant il est fort utile et également complémentaire au délai moyen de paiement client.

Connaître le montant des créances clients permet de savoir l’efficacité de l’équipe de recouvrement, la satisfaction des clients, d’avoir une idée de la solvabilité du marché.

De plus, si un jour vous avez besoin de liquidité, jetez un œil à cet indicateur car il pourrait vous éviter d’avoir recours à des prêts bancaires ou autres financements. En effet, un petit “coup de boost” auprès des clients vous devant de l’argent pourra répondre facilement et sans coût financier à votre besoin de trésorerie.

Retour Sur Investissement ROI

Je n’aime pas particulièrement cet indicateur de performance car il n’est pas forcément évident de le calculer. De plus, juger de l’efficacité d’un investissement seulement en regardant ce qu’il a rapporté en numéraire pourrait être simpliste et contre-productif.

Le retour sur investissement (ou ROI pour Return On Investment) est le rapport entre le chiffre d’affaire récolté et l’investissement effectué pour le générer.

Diriger une entreprise en se focalisant sur le ROI n’est pas une stratégie pérenne et va pousser à minimiser les dépenses en recherche et développement, réduire des les innovations et faire des économies de bouts de chandelle.

Indicateurs pour les ressources humaines

Turnover RH

Le turnover RH correspond au ratio des abandons de poste sur le nombre total d’employés de la société ou d’un département donné.

Le recrutement coûte cher :

  • Frais de publicité des annonces ou frais d’agences de recrutement
  • Temps passé par l’équipe des ressources humaines pour le tri des candidats
  • Temps passé pour les entretiens et les tests à l’embauche
  • Les premiers mois de salaire pendant lesquels l’employé n’est pas encore productif
  • Les formations

Sans compter que le départ imprévu d’employé peut nuire au moral global de l’équipe…

De plus, un taux élevé de turnover RH permet de mettre en avant :

  • des failles dans les processus de sélection
  • un mauvais accueil et une mauvaise formation des nouveaux employés
  • des salaires inadaptés
  • une image d’entreprise mal travaillée
  • des charges de travail trop importantes
  • un mauvais management

Nombre de candidats

Si vous êtes à la recherche permanente de nouveaux candidats pour un poste donné. Par exemple, vous recrutez continuellement des commerciaux terrain pour faire face au turnover ou des développeurs dans le but de rassembler les meilleurs talents de votre secteur.

Alors il y a un KPI que vous pouvez mettre en place : le nombre de nouveaux candidats sur une période donnée.

Cet exemple d’indicateur clé de performance permet d’indiquer la qualité de vos annonces de recrutement, l’intérêt que portent les candidats à votre entreprise, l’état du marché de l’emploi dans votre secteur d’activité, etc.

Taux de survie à l’essai

Le taux de survie à l’essai est défini par le rapport entre le nombre d’employés qui ont réussi à passer la période d’essai sur le nombre total d’employés embauchés. C’est un bon exemple d’indicateur de performance simple à calculer et à comprendre, et pourtant très pertinent pour juger de l’efficacité de votre département RH.

Par exemple, si au cours des 6 derniers mois, vous avez embauché un total de 100 employés, mais que seuls 87 d’entres eux ont passé avec succès la période d’essai, alors le taux de survie à l’essai sur ces 6 mois est de 87%.

Alors bien sûr le but est que ce taux soit aussi proche que possible de 100%. Personnellement j’aime bien cet indicateur de performance car il est symptomatique des problèmes suivants :

  • mauvaise méthodologie de recrutement,
  • mauvaise sélection des candidats,
  • mauvaise intégration des nouveaux employés,
  • formations inadaptées,
  • problème de management,
  • etc.

Avoir un taux de survie à l’essai bas implique des dépenses supplémentaires : plus de frais de recrutement, des employés formés pour rien, etc. Mais les départs d’employés ont également un impact sur la motivation de ceux qui restent.

Choisissez bien vos nouveaux collaborateurs :)

Autres exemples d’indicateurs de performance pour la RH

  • Taux d’absentéisme
  • Taux d’accidents du travail

Indicateurs pour le e-commerce

Taux de rebond

Cet exemple d’indicateur de performance représente le nombre de visites d’un site web pendant laquelle l’internaute n’a visité qu’une seule page sur le nombre total de visite.

Cet indicateur donne une idée sur l’intérêt qu’a porté l’internaute sur le site web. Plus le taux de rebond est bas, plus les visiteurs visitent en profondeur le site web, donc plus on peut supposer que celui-ci est intéressant.

Cependant, cet indicateur (plébiscité par Google…) est à prendre avec des pincettes. Certains sites web auront naturellement un taux de rebond élevé, comme par exemple un site affichant des horaires de train.

Il faut absolument considérer le taux de rebond avec l’indicateur de performance qui suit, le temps passé sur le site.

Temps passé sur le site

Le temps passé sur un site est un bon indicateur de qualité de ce dernier. En effet, même si l’internaute ne consulte qu’une seule page, mais qu’il reste dessus 5 minutes, alors on peut considérer que la page est de qualité et qu’elle a retenu l’attention du visiteur.

RPM

RPM ou Revenue Par Mille impressions est un exemple d’indicateur de performance s’appliquant dans le cadre d’une monétisation de site web.

Le RPM donne le montant d’argent gagné pour chaque tranche de mille pages vues.

C’est un indicateur pratique, car il est indépendant du mode de monétisation :

  • au coût par clic (CPC)
  • au coût par affichage
  • au lead généré
  • à la commission sur achat (affiliation)
  • etc.

Autres exemples d’indicateurs de performance pour le e-commerce

  • Nombre de visites
  • Nombre de visiteurs uniques
  • Nombre de pages vues
  • Nombre de pages vues par visite
  • Pourcentage de nouvelles visites
  • Temps de chargement moyen des pages
  • Nombre de backlinks
  • Panier moyen d’achat

Indicateurs pour les sites éditoriaux

  • Nombre moyen d’articles publiés
  • Nombre moyen de mots par article
  • Nombre moyen de mots publiés
  • Variation du nombre de visites

Voir l’article complet : les indicateurs de performance pour les rédacteurs web

Vos exemples d’indicateurs de performance

Et vous, quels indicateurs utilisez-vous ? N’hésitez pas à les partager avec la communauté en commentaire !

Newsletter Stileex

Cet article vous a plu? Alors soyez informé de mes nouvelles publications en vous inscrivant à ma newsletter

Vos informations
Vos centres d'intérêt

3 Commentaires

  1. Narcisse MENAR

    Bonjour à vous,

    Je viens d’être embauché dans une société maritime en tant qu’informaticien. Mon patron me demande de lui faire un tableau de performance qu’il pourra utiliser pour évaluer le service informatique.

    Merci de m’aider à mettre ce KPI en place.

  2. Yom

    Que pouvez-vous me conseiller comme logiciel pour calculer et mettre en page des KPI ?

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here