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09/11/18. L’insécurité… Qui ne voudrait pas se sentir en sécurité qu’importe le lieu où il erre ? (Stupide comme question n’est ce pas ?). Même chez soi, pour se sentir en sécurité, il faudra prévoir une architecture tarabiscotée faite de herses et de grilles de protection, s’entourer d’une clôture durement cadenassée, mais aussi d’une porte solidement verrouillée. Mais est-ce suffisant ? Maintes fois, un portail solidement enchaîné n’a pu résister aux déterminés, et d’autres encore, pourtant vigilants dans les rues, n’ont pu éviter les « mpangaropôs’ » et les « mpanendaka » en chasse d’une proie qui se trouvera au mauvais endroit au bon moment.

Nous avons demandé leur avis sur le sujet à 975 résidents de la capitale et les avons questionnés sur leur perception de la sécurité dans la ville. Ce que vous allez voir ci-dessous est le résultat de ce sondage.

Zoom sur la perception de la sécurité dans la capitale

Les résultats du sondage sur la perception qu'ont les Tananariviens de la sécurité dans la capitale
Les résultats du sondage sur la perception qu’ont les Tananariviens de la sécurité dans la capitale

In-sécurité d’ici et d’ailleurs

La question de l’insécurité est un sujet qui nous angoisse depuis longtemps. Vous, vous sentez-vous en sécurité amis lecteurs ? C’est la question principale que nous avons posée à nos sondés.

À la question « Vous sentez-vous en sécurité à Antananarivo en général ? », il est apparu que 71% des questionnés ont répondu par un NON catégorique. Ils sont ensuite 12% à ne pas se sentir vraiment en sécurité, 9% à se sentir en totale sécurité (les plus chanceux pour moi), tandis que 5% disent n’éprouver aucun sentiment particulier sur le sujet. Enfin, il y a les trois petits pour cent (3%) restants qui disent se sentir relativement en sécurité.

Ce qu’il y a d’intéressant à noter ici, c’est que ce sentiment d’insécurité est ressenti même à la maison. En effet, on pourrait penser que chez soi, on est sauf, rien ne peut nous arriver, sauf que, bah non : 39% des gens ne se sentent pas du tout en sécurité chez eux ! Tout de suite après cependant, 35% disent se trouver être en totale sécurité.

13% ensuite ne se sentent pas vraiment en sécurité et 8% se sentent relativement en sécurité. Pour finir, 4% ont avoué n’avoir aucun sentiment particulier sur le sujet.

Le quart des Tananariviens se sont déjà fait agresser !

25% des personnes interrogées se sont déjà fait agresser et si l’on s’intéresse plus au genre, on remarque que 26% des hommes interviewés sont déjà tombés sur des coupe-jarrets contre 23% des femmes.

Parmi ceux qui se sont déjà fait agresser, on en compte 50% qui se sont fait attaquer une fois. Par la suite, 31% déclarent que cela leur est déjà arrivé deux fois et les malchanceux s’étant déjà fait agresser trois fois comptent pour 14%. Ensuite, ceux qui se sont fait agresser quatre fois ne représentent plus que 3% du tout. Finalement, ceux qui ont croisé la route de « mpanendaka » cinq fois et six fois ou plus comptent respectivement pour 0,41% et 1%.

Toujours dans le registre des agressions, 38% des interrogés avouent avoir déjà été témoin d’une agression et 66% connaissent au moins une personne qui s’est déjà fait agresser dans la capitale. Et à quel moment cela se passe-t-il me diriez-vous ? 39% des agressions se sont déroulées de nuit, 23% le matin, 17% tôt le matin sur le chemin du travail, 11% à midi, et 8% dans l’après-midi.

Enfin vient la question que l’on se pose toujours pendant les débats : mais que fait donc la police ?! Les forces de l’ordre sont-elles vraiment là pour protéger ? Bien évidemment, nous n’avons pas oublié de demander l’avis de nos sondés pour enrichir l’enquête et c’est ainsi qu’une majorité d’entre eux, 70%, trouvent que NON !

La police ? Quelle police ?
La police ? Quelle police ?

26% trouvent ensuite que oui et ils sont 4% à ne pas avoir donné leurs avis. Du coup, il est peut-être normal que 53% aient peur de circuler la nuit à Antananarivo tandis que 31% de courageux sortent quand même. Après, il y a surtout les sages : 14% des Tananariviens ne circulent pas la nuit.

Ce que l’on peut conclure de ce sondage sur la perception de la sécurité à Antananarivo

Nous avons pu voir que 71% des personnes que nous avons interrogées ne se sentent pas du tout en sécurité dans la ville et que 39% avouent même avoir le même ressenti sous leurs toits.

Si 25% se sont déjà fait agresser au moins une fois, on remarque que même le matin, on n’est pas en sécurité car on compte quand même 23% des agressés qui l’ont été sur cette période. Alors, même si en plein jour, les risques sont bien présents, il apparaît totalement normal que 53% des interviewés aient peur de circuler la nuit dans la capitale !

On est en droit de se demander quelles dispositions prennent les autorités puisque ce sont quand même 70% des sondés qui pointent du doigt leur absence face à la situation. Surtout aussi que si c’est le quart des interrogés se sont déjà faits agressés, ils sont, en plus, 66% à connaître au moins une personne qui s’est déjà faite attaquée et 38% à avoir été témoin d’une agression. Il n’y a qu’à voir le fait que seuls 9% des questionnés se sentent totalement en sécurité à Antananarivo pour comprendre le malaise ambiant. D’ailleurs, combien de fois avons-nous suivi les faits divers dans les journaux, combien de fois la question de la sécurité a-t-elle été évoquée autour d’un café ?

Une chose aussi est apparue de ce sondage : contrairement à ce que l’on pourrait croire, les femmes ne se font pas plus souvent agresser que les hommes. En effet, parmi toutes les femmes interrogées, 23% se sont déjà fait agresser tandis que chez les hommes, ils sont 26%.

L'initiative Aok'zay (« ça suffit ») a vu le jour suite au ras-le-bol général des citoyens sur l'insécurité
L’initiative Aok’zay (« ça suffit ») a vu le jour suite au ras-le-bol général des citoyens sur l’insécurité

Personnellement, j’ai tendance à croire que ceux qui se sentent en sécurité dans la ville sont des chanceux. Ou qu’ils n’ont pas peur. Parce que si tu l’as déjà vécu (comme moi), tu sais que tu auras beau être super vigilant, ça peut te tomber dessus comme ça ! Avant même que tu ne réalises la situation, de loin t’aperçois déjà le mec qui fuit en zigzag, courant comme Flash dans une ruelle très étroite et sombre. Et si jamais tu as la bonne idée de le poursuivre, il n’hésitera pas à t’en coller (une tout autre histoire).

Moi en tout cas, j’estime avisé d’être prudent quelque soit les circonstances, car rien n’arrête les déterminés.

Note de la rédaction : Vous avez une question sur Madagascar qui vous turlupine ? Un sujet qui vous démange ? N’hésitez pas à le poster dans les commentaires, nous l’inclurons sûrement dans nos prochains sondages !

Retrouvez également ici tous les sondages et études statistiques menés par l’équipe Stileex à ce jour.

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Invité
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Pourquoi un tel degré d’insécurité ? On m’avait prévenus mais je ne pensais pas à ce point . Premier choc ces hauts murs et ces barbelés, des hommes en armes devant les grandes surfaces, ça donne le ton et pas besoin de longs discours pour comprendre où on a mis les pieds . Difficile pour moi d’apprécier ce pays dans ces conditions . Une masse énorme de touristes évite ce pays pour ces raisons . La pauvreté n’explique pas tout . Ayant vécu dans d’autres pays dit pauvres , je ne me suis jamais senti autant une proie qu’à Madagascar en général, sans parler du racket au quotidien . A mon avis vous allez encore souffrir longtemps si vous ne remédiez pas au problème. Par rapport à certains pays il y a très peu de tourisme pour les raisons citées . La solution vous appartient BON COURAGE

Stileex
Admin

1 personne sur 4 victime d’une agression à Antananarivo c’est un chiffre alarmant…

Arnaud
Invité
Arnaud

super article