11/10/2018. J’en vois des bien vénères derrière, « Comment ça, non ?! » :D. Cette semaine, Stileex s’est penché sur les habitudes de la nuit des Tananariviens et les résultats ont de quoi surprendre. Vraiment. Tana est-elle une ville qui ne dort jamais ? Voyons l’avis des 1 058 personnes que nous avons rencontrées et interrogées dans la rue.

Un cliché sur le milieu de la nuit à Antananarivo

Sondage sur les habitudes de sortie de nuit des Tananariviens
Sondage sur les habitudes de sortie de nuit des Tananariviens

1 Tananarivien sur 5

Je ne sais pas comment vous annoncer la nouvelle, mais c’est pas jojo : seulement 21% des personnes que nous avons interrogées sortent le soir pour s’amuser, c’est 1 Tananarivien sur 5 !

Leur destination préférée ? Les karaokés qui attirent les faveurs de 41% des fêtards en quête de bons plans. Suit ensuite le « revy amoron-dàlana », vous savez, cette pratique qui consiste à écumer gargotes de trottoir et petits étals de masikita en voiture, en scooter ou même à pieds, bière et autres alcools à la main (si quelqu’un a l’équivalent en français, je suis preneur xD). Cette pratique donc arrive en seconde position avec 29% des interviewés qui s’y adonnent.

À la troisième place, on retrouve les boites de nuit chez qui 19% des Tananariviens qui sortent la nuit aiment faire la noce, puis, à la quatrième place, on a les restaurants, sortie autrement plus sage et qui séduit cette fois-ci 15% d’entre eux.

Pousser la chansonnette est l'activité la plus courue des fêtards de la capitale !
Pousser la chansonnette est l’activité la plus courue des fêtards de la capitale !

Enfin, les bars à ambiance sont préférés par 14% des sondés, alors que seuls 8% d’entre eux vont dans des soirées entre amis ou proches, et 4% fréquentent les casinos et les salles de jeux.

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Vendredi joli

Questionnés sur leur jour préféré pour vadrouiller la nuit, c’est sans surprise que le grand nombre a voté pour le vendredi soir : ils sont ainsi 48% à être adeptes du zoma magnifika ! C’est vrai qu’après toute une semaine de travail… :D

Viennent après eux ceux qui préfèrent faire ça le samedi soir et qui représentent 37% des sondés, puis ceux qui sortent le dimanche soir, 12% des noctambules.

En se penchant sur les habitudes nocturnes, on voit également que les lieux de sortie varient selon le jour. Voyez plutôt :

  • le vendredi soir :
    1. au karaoké (46%)
    2. en boite de nuit (27%)
    3. dans les bars à ambiance (20%)
    4. revy amoron-dàlana (17%)
    5. au restaurant (16%)
  • le samedi soir :
    1. revy amoron-dàlana (39%)
    2. au karaoké (38%)
    3. en boite de nuit (15%)
    4. au restaurant (14%)
    5. dans les bars à ambiance (8%)
  • le dimanche soir :
    1. revy amroron-dàlana (52%)
    2. au karaoké (30%)
    3. au restaurant (19%)
    4. dans les bars à ambiance (7%)
    5. dans des soirées privées (7%)
Les vendredis soirs, samedis soirs et dimanches soirs, dans cet ordre, c'est sorties à Tana !
Les vendredis soirs, samedis soirs et dimanches soirs, dans cet ordre, c’est sorties à Tana !

Le critère de choix le plus important pour se poser

Vous vous doutez bien que nous avons aussi interrogés les Tananariviens sur leur critère principal dans le choix de leur lieu de divertissement. C’est ainsi qu’en première place arrive l’atmosphère du lieu, en gros, l’ambiance qui y règne (67%). Suit, en seconde position, la musique qui attire 15% des interviewés, et en troisième position les prix qui, étrangement, ne préoccupent que 5% d’entre eux.

Enfin, ils sont 4% à choisir un lieu en fonction du genre de clients qu’ils y rencontrent, 3% à trancher selon la sécurité (quartier, etc.), 2% pour qui la proximité est importante, et enfin 2% également pour qui l’existence d’un parking est tout simplement indispensable.

La fréquence et le budget de sortie

Les Tananariviens ne sont pas trop sortie nocturne et ça se voit dans la fréquence à laquelle sortent les noctambules : 1 fois par mois, c’est le rythme que la majorité d’entre eux, 31%, possèdent.

Pas trop loin, à 6 points de là, viennent ensuite ceux qui sortent s’amuser la nuit 1 fois par semaine (25%), eux-même suivis par les sondés qui y vont moins d’une fois par mois (16%) !

Notons après les personnes qui sortent 2 fois par semaine (8%), 2 fois par mois (4%), 3 fois par mois (4%) et 3 fois par semaine (4%).

Une fois par mois et une fois par semaine, telles sont les fréquences de sortie de 56% des Tananariviens noctambules
Une fois par mois et une fois par semaine, telles sont les fréquences de sortie de 56% des Tananariviens noctambules

Quant à ce qu’ils paient à la caisse, nous avons 68% des interrogés qui dépensent entre 1 et 50 000 ariary par sortie en moyenne et 17% qui déboursent entre 50 001 et 100 000 ariary. Arrivent ensuite ceux qui ne paient rien (8%) et ceux qui dépensent entre 100 001 et 150 000 ariary en une nuit (4%).

À noter que personne dans notre panel n’a encore dépensé plus de 150 000 ariary en une sortie nocturne.

Et ceux qui n’aiment pas sortir le soir alors ?

Vous allez rire. Nous avons donc 79% des interrogés qui ne sortent pas la nuit pour s’amuser et quand nous leur avons demandé s’ils étaient curieux de tenter l’expérience. Ils ont été une écrasante majorité, 91%, à dire… non !

Un non catégorique, puisque qu’une fois questionné sur les raisons de ce refus, 55% de nos réticents avancent sans détour que le milieu de la nuit ne les intéresse pas du tout. Seconde raison : 13% disent qu’ils sont tous simplement marié(e)s !

13 autres pourcents disent ensuite ne pas vouloir à cause de l’insécurité, et 11% ne peuvent pas pour des raisons religieuses. Remarquons enfin que seuls 1% affirment ne pas vouloir faute de moyens de transport.

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Ce que l’on peut conclure de ce sondage sur le milieu de la nuit à Tana

Etonnamment, le monde de la nuit n’attire que 21% des interviewés, une proportion qui compte plus d’hommes (71%) que de femmes (29%).

Premier constat : les sorties en boite ne sont pas l’apanage de la nuit, c’est plutôt le karaoké ! Le chant scripté est ainsi la première des activités nocturnes préférées des Tananariviens dans la capitale, un divertissement qui attire 41% des interviewés. Arrive ensuite le fameux « revy amoron-dàlana », cette activité fêtarde qui fait le bonheur des barbecs, snack et autres vendeurs d’alcool dans la rue (29%). Ce n’est que là, à la troisième place, qu’arrive les boites de nuit19% des noceurs vont pour faire la fête. En tout et pour tout, cette triptyque karaoké-revy an-dàlana-boite de nuit semble être le triumvirat d’une soirée typique à Antananarivo.

Il est aussi intéressant de remarquer que les sorties nocturnes sont étalées sur les vendredis, samedis et dimanches. Personne ne sort le mardi, et encore moins le lundi où tout est fermé, tandis que les mercredi et jeudi ne séduisent qu’une très infime partie des noctambules. Remarquons aussi que seuls la moitié des bambocheurs sortent le vendredi (48%) et que le samedi est un jour presque aussi faste pour le milieu de la nuit.

On observe également que si le vendredi soir est plus festif avec une forte tendance à aller en boite, le samedi ainsi que le dimanche sont propices au revy an-dàlana avec une petite particularité pour le jour du Seigneur : c’est là qu’on va le plus au resto !

Le dimanche, c'est resto !
Le dimanche, c’est resto !

Enfin, parmi les 79% qui ne sortent pas la nuit, 91% ne veulent catégoriquement pas entendre parler de sortie nocturne. C’est effrayant, je sais, mais quand on sait que la moitié n’est tout de suite pas intéressé par ce monde, on comprend mieux. Quant à l’autre moitié, elle est surtout composée de gens (très) mariés, de personnes (très) religieuses et d’autres qui sont conscientes que, ben, sortir la nuit, ça peut être (très) dangereux.

C’est comment sortir à Tana la nuit ?

Soyons honnêtes, il y a deux réalités aux nuits de Tana (et à Madagascar en général) : celle des étrangers et celle des locaux.

Investisseurs d’une nuit ?

Les étrangers sont, généralement, reçus comme des rois là où ils vont, mais pas pour les bonnes raisons. Des portefeuilles sur pattes, voilà comment ils sont vus non seulement par les foules de péripatéticiennes qui hantent la plupart des boîtes branchées, mais aussi par ces boîtes elles-mêmes qui voient en eux l’équivalent des familles au resto (pour faire court, un gros boost au CA du jour).

Un étranger qui veut profiter de la nuit dans la capitale doit aussi faire attention à la sécurité, en dehors comme en dedans des clubs. A peine ses fesses posées sur un tabouret de bar que les belles-de-nuit s’approcheront tout sourire. Mon conseil serait de toujours être accompagné d’au moins un Malgache, histoire de tempérer un peu les choses. Après, cela ne signifie pas qu’on ne peut pas s’amuser, juste qu’il faut savoir où on met les pieds.

À noter que si vous voulez un cadre avec moins de, disons, d’opportunistes, il faudra aller là où les autres ne vont généralement pas. Je pense au Jet Club (Antsakaviro) par exemple, où le prix d’entrée reste dissuasif pour les créatures de la nuit, et le tout nouveau et select La Casa (Analakely, centre commercial Urbania). Profitez-en, pas sûr que ça va durer. Ou aussi il y a les cabarets où on est vraiment tranquille, mais c’est une tout autre ambiance.

Andao hivoaka ee !

Sans dire que pour les locaux, c’est mieux, je dirais qu’ils sont plus tranquilles quand ils sortent. Évidemment, la question de la sécurité a toujours lieu d’être et sortir en bande est conseillé, mais, globalement, on s’en sort mieux la nuit.

Après avoir enflammé le dancefloor, il est même possible d’aller se faire un [email protected] sy kitoza tout chaud à Anosy vers les 3 ou 4 heure du matin. Un service de nuit fort pratique que l’on retrouve dans les quartiers les plus fréquentés par les noctambules d’Antananarivo : Isoraka, Analakely, Antaninarenina, etc. Attention, chaque gargotier a ces habitués et ses horaires de travail (si, si). Et la propreté ? Franchement, avec 6h de clubbing dans les jambes, on n’y pense plus !

La nuit vient tout juste de commencer ;)
La nuit vient tout juste de commencer ;)

> Voir aussi : Où les Malgaches font-ils leurs courses en 2018 ?

La sécurité la nuit

Comme partout, la nuit est plus dangereuse que le jour à Tana, surtout si l’on traîne dans des coins malfamés plein de ruelles sombres propices à la fuite (pas la vôtre hein, celle de l’agresseur). Mais j’ajouterais aussi que Tana, la nuit, n’est pas aussi dangereuse que, aller, Los Angeles la nuit ? :D.

La nuit aussi, les gendarmes se mettent en faction aux carrefours stratégiques de la ville et aux ronds-points, ce dès 19h ~ 20h du soir selon les quartiers. Des patrouilles à pied sillonnent également les quartiers chauds et ceux fréquentés par les fêtards. Gare à celui qui aura oublié ses papiers d’identité !

Après, c’est une réalité et il faut bien l’avouer, ces braves hommes sont tellement désabusés par leur dur travail que tout ce qu’ils demandent c’est un petit truc pour les aider à tenir. Si vous voyez ce que je dire. Une chose d’autant plus vraie si vous êtes un touriste étranger. Hélas, c’est aussi ça les nuits à Tana.

Bonus : les remèdes pour éviter la gueule de bois

Yees, éviter la gueule de bois c’est possible et oui, à chacun sa recette. Mais moi, ce que je vous propose ici, c’est deux astuces sur comment l’éviter avant de boire !

Première astuce : l’huile de cuisson. Ouaip, cette huile dans la cuisine peut aussi servir à autre chose qu’aux beignets. En prendre 2 cuillères à soupe avant de boire devrait blinder contre les maux de crâne du lendemain.

Deuxième astuce : Madetoxyl. Je vais être très prudent et vous dire que ceci n’est donné qu’à titre purement informatif. Le Madetoxyl est un médicament, un sirop produit par l’IMRA (Institut malgache de recherches appliquées), et, comme avec tous les médicaments, il faudra prendre un avis médical avant d’en prendre (pas folle la guêpe).

Ce sirop est un antiallergique et d’un antitoxique qui a ceci de particulier d’agir également sur les intoxications éthyliques ;). Il a ainsi été remarqué que la prise d’un bouchon de cette mixture avant une beuverie libérait totalement le sujet des conséquences fâcheuses et migraineuses d’une consommation outrancière de produits alcooliques. Mais je dis ça, je ne dis rien hein.

Attention : peu importe ce que l’on fait, il faut toujours avoir la sagesse de consommer l’alcool avec notre bon pote modération (*Ding dong* C’était la minute Croix Bleue. *Ding Dong*).

Note de la rédaction : Vous avez une question sur Madagascar qui vous turlupine ? Un sujet qui vous démange ? N’hésitez pas à le poster dans les commentaires, nous l’inclurons sûrement dans nos prochains sondages !

Retrouvez également ici tous les sondages et études statistiques menés par l’équipe Stileex à ce jour.

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