L’avancée du tuk-tuk électrique à Madagascar : zoom sur le cas Tamatave

Tout a commencé avec les pousse-pousse. Des pousse-pousse sympas, comme on pouvait en voir dans d’autres pays comme l’Inde ou la Thaïlande. Puis vinrent les tuk-tuks, importés d’Inde, des auto-pousse carburant à l’essence ou au gasoil, et donc nettement plus commodes que leurs ancêtres fonctionnant au mollet. Puis, ce fut au tour des tuk-tuks électriques d’arriver. Oui, électrique. C’est drôle de voir comment, dans un pays où « émission carbone » sonne encore comme une insulte, la propulsion électrique est déjà une réalité. C’est même une tendance sur laquelle surfent les opérateurs puisque le tuk-tuk électrique est en passe d’envahir doucement, mais sûrement nos villes ! Zoom sur une réalité qui est passée trop longtemps inaperçue.

La marche du tuk-tuk électrique

Ceux qui fricotent de près ou de loin avec les villes portuaires comme Majunga ou Tamatave le savent bien : les pousse-pousse sont dans leur ADN (d’Antsirabe aussi, mais c’est une autre histoire :P). On en trouve même à Antananarivo, ville embouteillée par définition, où ils s’épanouissent dans les banlieues.

Sur la côte, le pousse-pousse était le mode de transport par excellence du vacancier en mal de rusticité. Il séduisait même le local qui devait traverser sa ville, mais qui avait la flemme de suer sous un soleil de plomb. Au passé, bien sûr, parce qu’aujourd’hui, les pousse-pousse ont pratiquement disparu de la circulation, remplacés par des cyclo-pousses (une carriole attachée à la moitié avant d’un vélo en gros) et par les tuk-tuks, des véhicules à moteur avec cette fois-ci l’avant d’un scooter couplé à la carriole.

Fonctionnant à l’énergie fossile, le tuk-tuk est pratique, car il permet d’embarquer plus de personnes, ne nécessite pas de courir ni de pédaler, et est largement plus rapide que les cyclo-pousses. Rien d’étonnant alors à ce qu’il dévore des parts de marché. Mais s’il y a bien une chose à laquelle on ne s’attendait pas, c’est qu’il évolue, passant d’une machine pétaradante à un engin silencieux et écologique : le tuk-tuk venait de passer à l’électrique !

Les tuk-tuks électriques apparurent pour la première fois à Madagascar dans la ville de Tamatave, vers les années 2014-2015. Un phénomène plus impulsif que réfléchi puisque rien, au début, ne motivait le passage à l’électrique. Une bonne pioche tout de même, si je puis me permettre.

Jery Lavitra Fitanterana

En avril 2017, faute de réelle stratégie à long terme, la mécanique du tuk-tuk électrique se grippa. Sans doute la conséquence logique d’une ruée irréfléchie vers une mode qu’on ne comprenait pas vraiment.

Le concept eut cependant le temps d’attirer l’attention de personnes zélées à Tamatave, des personnes qui y voyaient un réel potentiel. Ils furent les premiers à se lancer dans le tuk-tuk électrique avec une stratégie en tête et de manière professionnelle. C’est ainsi que de l’idée de lancer un transport vert, simple et durable avec ces tuk-tuks est née Jery Lavitra Fitanterana (JLF), une entreprise de transport ayant un double objectif : écologique bien sûr, mais aussi économique. En effet, en passant à l’électrique, les études de coût de la JLF ont montré qu’il était tout à fait possible de baisser le prix de la course tout en dégageant une marge bénéficiaire. Rien que ça.

En novembre 2017, la Jery Lavitra Fitanterana possédait 2 tuk-tuks électriques. Un an et une poignée de mois plus tard, sa flotte en comptait 37 ! Cela fait tout simplement de la JLF le plus gros opérateur de tuk-tuks électriques de Tamatave.

Ne comptant pas s’arrêter en si bon chemin, ils comptent acquérir 60 tuk-tuks supplémentaires d’ici la fin de l’année 2019 pour arriver à une flotte totale de 97 tuk-tuks électriques.

Les avantages du tuk-tuk électrique

Mais qu’a donc de si spécial ce tuk-tuk électrique pour qu’on s’intéresse à lui ?

Déjà, il fonctionne à l’électricité, ce qui est tout de même le point principal à ne pas rater. Et devinez quoi ? L’électricité coûte laaaaargement moins cher que l’essence :P.

En une journée de travail, un tuk-tuk à essence consomme dans les 32 000 ar en carburant. Avec un électrique, 10h de charge équivalent à 14h d’utilisation (tout dépend évidemment de la vitesse et de la charge moyennes, mais dans ces eaux-là). Cela signifie qu’en commençant à être chargé à 20h (via un chargeur spécial), un tuk-tuk électrique est prêt à tenir sa journée dès 6h du mat !

Côté entretien, pas d’huile à vérifier, pas de vidange à faire et pas de bougie qui s’encrasse non plus, juste un graissage qu’il faut faire régulièrement. Pour ne rien gâcher, les pièces sont facilement trouvables sur place.

Un tuk-tuk à essence, c’est 3 passagers max (gare aux resquilleurs, la police tamatavienne veille au grain). Un tuk-tuk électrique, lui, peut en amener jusqu’à 6 ! Pas étonnant avec tout ça que les tuk-tuks électriques de la Jery Lavitra Fitanterana se paient le luxe de diminuer carrément de moitié le prix de la course, passant de 1 000 à 500 ariary.

Un tuk-tuk électrique peut emmener jusqu'à 6 personnes assises les unes en face des autres
Un tuk-tuk électrique peut emmener jusqu’à 6 personnes assises les unes en face des autres

Enfin, terminons par un constat général : par sa simplicité mécanique, un moteur électrique jouit d’une fiabilité accrue et donc d’une longévité supérieure à celle d’un moteur thermique. Yay !

Et les inconvénients des tuk-tuks électriques, on en parle ?

Le tuk-tuk électrique est bien. Vert, écolo et durable, l’engin mérite la médaille de l’invention du siècle, mais il n’en reste pas moins que son exploitation nécessite quelques ajustements, à commencer par la main-d’œuvre. Parce que oui, si tourner la manette des gaz n’a rien de problématique en soi sur un modèle à énergie fossile, ça devient tout de suite plus compliqué quand on doit choisir entre vitesse et endurance, comme sur tout véhicule électrique quoi.

Ainsi, avant de commencer à piloter une de ses bestioles, un chauffeur doit commencer par une semaine de formation à la conduite. Histoire notamment d’apprendre à jongler avec la vitesse et la durabilité de la batterie. Et même si un tuk-tuk électrique est fondamentalement lent, y aller à fond avec un max de charge tout le temps bouffera (et usera) forcément plus rapidement ses batteries.

Ensuite, en plus de former les conducteurs, il faudra aussi former le mécanicien et l’électricien puisque, côté entretien, ce n’est pas la même musique. Les différences sont même assez marquées pour que ce soit le fournisseur lui-même qui les forme.

Autre inconvénient : l’allergie absolue à l’eau du tuk-tuk électrique. Je ne parle pas ici de la pluie (encore heureux, à Tamatave…), mais à l’immersion : un passage dans une zone inondée, et hop, votre tuk-tuk est bon pour un séchage de 24h.

Impossible de faire un pas à Tamatave sans croiser un tuk-tuk
Impossible de faire un pas à Tamatave sans croiser un tuk-tuk

Enfin, je terminerais sur une chose qui relève plus de la réflexion que de l’inconvénient (quoique). Parce que c’est bien beau de balancer de l’écolo et de l’électrique, mais quid de la gestion des batteries en fin de vie ? C’est pas que, mais les accumulateurs sont des technos polluantes à base de lithium-ion (si ce n’est du plomb carrément) qui demandent des dispositions spéciales.

Alors, les tuk-tuks électriques en valent-ils vraiment la peine ?

Côté opérateur, c’est un oui retentissant. Tout du moins, pour la JLF qui trouve que passer au full électrique est une grosse évolution malgré ses défauts. C’en est à un point où, au-delà des préoccupations écologiques, ce tuk-tuk représente un renouveau du transport urbain que la société compte pousser.

Par contre, la JLF estime que pour bien faire les choses, il serait mieux d’être indépendant de la JIRAMA. Elle a ainsi testé des tuk-tuks électriques à énergie solaire (avec des panneaux photovoltaïques sur le toit), mais s’est heurtée à quelques soucis techniques.

Côté chauffeurs, c’est le même son de cloche, même que selon eux, l’électrique, c’est que du bonheur ! Précisons par contre, avant de continuer, qu’il s’agit ici de chauffeurs locataires et non de salariés. Cela signifie qu’ils gagnent leur croûte au jour le jour et non reçoivent un salaire à chaque fin de mois. Le système est simple : un chauffeur loue un tuk-tuk et verse un montant correspondant au loyer du véhicule à chaque fin de journée de travail (ce que l’on appelle affectueusement, le versement). Le reste, il le garde et constitue donc son salaire.

Les chauffeurs de tuk-tuks travaillent généralement au jour le jour, grappillant un salaire uniquement après s'être acquitté de leurs versements
Les chauffeurs de tuk-tuks travaillent généralement au jour le jour, grappillant un salaire uniquement après s’être acquitté de leurs versements

Et donc, que du bonheur disais-je. Passant d’un monde barbare avec l’essence, un monde où ils ne réussissaient à réunir leur versement du jour qu’avec peine à la fin de la journée (21h quand même), ils ont trouvé avec l’électrique un éden de tranquillité avec, en plus, moins d’heures travaillées. Regardez plutôt :

Tuk-tuk à essenceTuk-tuk électrique
Horaire de travail4h du matin à 21h6h du matin à 20h
Versement30 000 ariary/j40 000 ariary/j (certains à 35 000 ariary)
Heure à laquelle ce montant est réuniFin de journée (19h à 21h)Milieu d’après-midi (14h à 16h)
Carburant à charge32 000 ariary/j0 ariary/j
Entretien à chargeVidange et graissageRien

Un chauffeur de tuk-tuk électrique donc, bien qu’il travaille moins et verse un montant plus conséquent pour la location de son véhicule, parvient à mieux s’en sortir que son collègue à essence du fait qu’il ne paie pas de carburant (et même pas la JIRAMA puisque le rechargement se faire chez le proprio). Il n’a aussi pas d’entretien à faire et peut embarquer plus de personnes à la fois (chose non systématique, c’est vrai).

Dans le milieu, on parle même de conducteurs qui sont passés du tuk-tuk électrique à celui à essence, et qui sont revenus fissa à leur premier amour :P !

Ce qu’un tuk-tuk électrique a dans le ventre

Les tuk-tuks électriques roulant à Tamatave proviennent de Chine et viennent sous la marque Yonsland (merci à JADYS Service pour la précision). Il en existe deux modèles : l’un de 140 ampères, embarquant 4 accumulateurs pour un total de 850 watts, et l’autre de 200 ampères avec 5 accumulateurs totalisant 1 Kilowatt. À titre de comparaison, une petite voiturette électrique, c’est du 15 kw environ.

Avec cette config, un tuk-tuk électrique peut se taper une vitesse de croisière de 15 à 20 km/h, 40 graaand max (je ne plaisantais pas quand je disais qu’il était lent xD). En comparaison, un tuk-tuk à essence fait du 40 sans effort, avec des pointes à 70, mais là, faut faire gaffe : un tuk-tuk n’est pas un exemple de stabilité, et à cette vitesse, il se retournera au premier virage comme une vulgaire Mercedes classe A de 97. Sérieusement, faut pas déconner avec.

Tamatave, ses cyclo-pousses, ses tuk-tuks, mais plus de pousse-pousse :(
Tamatave, ses cyclo-pousses, ses tuk-tuks, mais plus de pousse-pousse :(

Enfin, un tuk-tuk électrique coûte 8 à 10 millions d’ariary sur le territoire et peut être amorti en 3 ans, tout comme un tuk-tuk classique.

L’avenir du tuk-tuk électrique

À Tamatave, on croit fermement aux tuk-tuks électriques. Il est vert et durable et représente le renouveau certain de la mobilité urbaine, surtout dans des villes comme Tamatave ou encore Majunga où il a déjà ses quartiers.

La JLF, quant à elle, est en train de plancher sur une amélioration du modèle économique des tuk-tuks électriques. On y fait une veille technologique pour être sûr de ne rien rater du marché, notamment tout ce qui touche à la durabilité et à la fiabilité des engins.

Mais surtout, elle travaille à cristalliser les habitudes et à atteindre un seuil critique d’utilisateurs, seuil au-delà duquel les habitudes basculeront définitivement. Pour l’instant, pour 1 897 tuk-tuks classiques enregistrés fin 2018 (source : préfecture de Tamatave), il n’y a qu’une soixantaine de tuk-tuks électriques à aligner en face. La route sera donc longue, mais au moins, elle est dégagée !

19 Commentaires

  1. Je m’adresse à la JLF, pensez à utiliser l’énergie solaire, il y a assez d’ingénieurs ici à Madagascar pour vous en créer. Ensuite, puis-je vous demander la durée de vie du tuk tuk électrique ? vous avez commencé en 2017. Merci.

  2. Avatar Jacques Verbert

    Bonne initiative, ça pollue effectivement moins sur le moment, mais la pollution est délocalisée en amont avec la fabrication des batteries en chine certainement, l’extraction des minerais pour celles-ci, les déchets en fin de vie, puis ce qu’on oublie, la production et pollution d’énergie fossile par la société productrice d’électricité afin de recharger les batteries chaque jour.

  3. Quelle est la fourchette de prix pour un TukTuk à essence et celui électrique ? Une grande différence ? Merci

  4. Merci pour le clin d’oeil à JLF (Jery Lavitra Fitanterana) à Toamasina.

  5. Avatar ANDRIAMPENOMANANA

    Le problème c’est trouver les batteries quand elles doivent être changées.

    • Élodie Hament Andriatiana Rakotomanga

      On peut en trouver chez le revendeur de la ville. Le seul ennui, c’est que c’est un monopole : il est le seul, pour l’instant, à vendre des pièces de tuk-tuks électriques à Tamatave !

    • Bonjour, JADYS Services est effectivement le seul à Tamatave à importer et à vendre ces tuk tuk électriques ainsi que les pièces. Nous avons eu cette idée il y a 1 an et nous sommes les fournisseurs de JFL. La marque de ces tuk tuk est Yonsland et non BYBD lol et nous n’empechons personne de faire pareil si ils le veulent. Il y a monopole comme vous dites, uniquement parce que personne d’autre ne le fait et c’est tout.

    • Élodie Hament Andriatiana Rakotomanga

      Bonjour et merci d’avoir relevé cette imprécision ! Et en effet, il n’y a aucun mal à avoir un monopole, quel qu’il soit :)

    • Bonjour, JADYS Services aura les batteries à partir du mois de mai, tout en sachant que les batteries des tuk tuk que nous commercialisons ont une durée de vie de 800 cycles soit un peu plus de 2 ans.

    • Élodie Hament Andriatiana Rakotomanga

      Pouvez-vous nous donner une idée du coût ? Et reprendrez-vous aussi les anciennes en fin de vie (pour recyclage ou autre) ?

    • Bjr, nous ne sommes pas encore sûrs du prix réel car cela dépendra du cours de l’Ariary et des taxes en douane mais ce prix avoisinera sûrement les 600.000 Ariary

    • Pour l’instant, nous n’avons pas de système de recyclage et donc nous ne reprenons pas les anciennes pour le moment

    • Par contre, il existe déjà aujourd’hui sur Tamatave des personnes qui achetent ces batteries pour récupérer certaines choses à l’intérieur pour leur donner une 2eme vie. Nous sommes actuellement à la recherche de partenaires également concernant ce recyclage ou récupération des batteries.

  6. Le vrai problème à mon avis tient surtout du fait que pour l’instant à Madagascar, l’électricité est générée en très grande partie par des générateurs thermiques désuets et peu efficaces sauf pour émettre plus de gaz à effets de serre et particules que n’en auraient émis des taxis… Si l’électricité n’est pas chère (et encore) c’est juste que la JIRAMA vend à perte. Et qui paye les pertes? Les Malgaches, y compris les 80% n’ayant pas accès à l’électricité…
    Une incohérence pour le moment donc!

    • Élodie Hament Andriatiana Rakotomanga

      Un point de vue intéressant, mais sur ce chemin là, on peut aussi voir les choses autrement. Par exemple, on pourrait aussi dire que des émissions, il y en aura toujours, tuk-tuks électriques ou pas. Peut-on alors voir cela comme un amortissement de l’émission carbone des centrales électriques ? :)

      Mais je vous rejoins totalement, la JIRAMA marche sur la tête et je suis même étonné que ça n’ait pas implosé depuis. Le plus irréel dans tout ça, c’est qu’on (l’Afrique en général) dispose de toutes les cartes pour passer à l’énergie renouvelable. Voir ici un article de geo.fr très édifiant.

  7. Tout ça est très bien , le seul soucis à mon avis est le silence des moteurs électriques qui est un danger pour les piétons . Petit problème mais important pour la sécurité. Le klaxon adoré des Malgaches n’y change rien . Difficile de comprendre pour qui ou pourquoi ces coups de klaxon, du coup on ne prête plus du tout attention.

    • Sitraka Andrianivoson Sitraka Andrianivoson

      Bonjour Luc,
      Effectivement, vous avez raison pour les coups de klaxon.
      Pour ma part, j’ai connu les tuk-tuks à Majunga. Mon principal souci a surtout été du côté des chauffeurs. Manque d’expériences et de compétence, les accidents se ramassent à la pelle, sans compter les problèmes de sécurité. Des bruits courent comme quoi les tuk-tuks sont à éviter absolument à partir de 18h30. Pratiques mais pas très fiables.

    • Élodie Hament Andriatiana Rakotomanga

      +1 pour leur silence, mais j’ai envie de dire, quand on est dans la rue, on fait attention. Marre des piétons qui se croient être dans leurs jardins alors qu’ils sont au milieu de la route (petit coup de gueule personnel :P).

      Mais c’est vrai qu’en France, les scooters électriques doivent avoir un dispositif générant du bruit. Aux Etats Unis, une loi va obliger les engins électriques à faire du bruit. En 2020 :)

    • Quand les véhicules électriques ont commencé à émerger en Europe il y a près de 20 ans, c’est vrai que certaines personnes avaient soulevé ce problème de l’absence de bruit. A l’époque je trouvais que c’était tiré par les cheveux. Mais dernièrement, dans un parking, j’ai pu voir à quel point il est dangereux de manœuvrer avec des véhicules électriques autour!! Ils sont tellement silencieux qu’on pense qu’ils sont stationnés…

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Élodie Hament
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Geek et amoureuse des mots, j'ai longtemps erré dans le monde du travail avant de trouver ma voie. Aujourd'hui, j'écris et ça fait du bien. J'œuvre à mon niveau et dans mon domaine pour de meilleurs lendemains pour mon pays. Rejoindre Stileex en tant que rédactrice a donc été une évidence. Nous avons les compétences, nous sommes capables, à nous de le montrer au monde. À très bientôt pour de nouvelles aventures rédactionnelles !